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Ouverture du procès d'un homme soupçonné de cannibalisme à Berlin

Le drapeau allemand sur le toit du Reichstag à Belin le 16 juin 2017. (photo d'illustration)

Le drapeau allemand sur le toit du Reichstag à Belin le 16 juin 2017. (photo d'illustration) - Monika Skolimowska - AFP

Le procès d'un enseignant soupçonné de meurtre et de cannibalisme sur un autre quadragénaire a débuté à Berlin. Ce n'est pas la première fois que des cas de cannibalisme sont recensés dans le pays.

Le procès d'un enseignant de 41 ans, soupçonné de meurtre et de cannibalisme sur un autre quadragénaire a débuté mardi à Berlin, un fait divers sordide qui avait choqué en Allemagne.

Le suspect Stefan R., vêtu d'une chemisette à carreaux verts, est resté impassible à la lecture du chef d'accusation et ne s'est pas exprimé. Le parquet le soupçonne d'"homicide sexuel avec circonstances aggravantes". Il aurait tué il y a près d'un an dans son appartement "de manière encore inconnue" un autre homme de 43 ans, avant de manger des parties de sa victime.

Les deux hommes auraient fait connaissance peu auparavant via un site de rencontre en ligne. L'audience de mardi a été interrompue sur demande de la défense, qui a reproché au parquet de ne pas avoir présenté l'ensemble du dossier à charge au tribunal. Le juge a dans la foulée ordonné un report d'audience d'une semaine.

Le forfait avait été révélé en novembre après la découverte par des promeneurs d'ossements humains dépourvus de chair dans un parc du nord de Berlin. L'enquête avait établi qu'il s'agissait des restes d'un homme porté disparu.

La victime présumée portée disparue depuis septembre

C'est en analysant le téléphone de la victime que les enquêteurs étaient parvenus à identifier un chauffeur de taxi qui l'avait conduit au domicile de l'accusé. La police avait alors retrouvé des traces de sang, d'autres parties du corps et plusieurs outils, notamment une scie à os, dans l'appartement du suspect.

D'après des médias allemands, il s'agit d'un professeur de mathématiques et de sciences physiques enseignant dans un établissement du secondaire du quartier de Pankow, dans le nord-est de la capitale.

Sa victime présumée, un employé du bâtiment de 43 ans, était portée disparue depuis début septembre.

Une affaire qui en rappelle une autre

L'affaire rappelle le cas de Detlev Günzel, un ancien commissaire de police, reconnu coupable d'avoir tué et dépecé, manifestement à sa demande, un homme rencontré sur un site internet de fétichistes de l'anthropophagie. Aucune preuve n'a permis d'établir qu'il avait mangé sa victime.

Un autre cas qui avait glacé l'Allemagne au début des années 2000 est celui d'Armin Meiwes, surnommé "le cannibale de Rotenbourg", condamné à la perpétuité en 2006 pour un homicide suivi d'anthropophagie.

Une vidéo découverte alors par les enquêteurs avait montré Armin Meiwes coupant le sexe de sa victime avec son consentement avant que les deux ne mangent le pénis. Armin Meiwes avait ensuite achevé sa victime.

Ben Meriem Sarah avec AFP