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Le gouvernement allemand juge "assez probable" l'empoisonnement de l'opposant russe Navalny

L'opposant russe Alexeï Navalny lors d'un entretien avec l'AFP à Moscou, le 16 janvier 2018

L'opposant russe Alexeï Navalny lors d'un entretien avec l'AFP à Moscou, le 16 janvier 2018 - Mladen ANTONOV © 2019 AFP

Le porte-parole du gouvernement allemand précise que les soupçons ne portent pas sur un auto-empoisonnement, mais sur le fait que "quelqu'un a empoisonné" Alexeï Navalny.

Le gouvernement allemand juge "assez probable" que l'opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé dans le coma à l'hôpital de la Charité - l'un des plus réputés en Europe - à Berlin, a été victime d'un empoisonnement, a annoncé lundi son porte-parole, Steffen Seibert.

Des soupçons pris "très au sérieux"

"Il s'agit d'un patient qui de manière assez probable a été victime d'une attaque au poison", a-til déclaré à la presse, en justifiant dans ces circonstances la protection policière offerte à l'hôpital de Berlin à Alexeï Navalny.

"Le soupçon ne porte pas sur le fait que M. Navalny se soit empoisonné lui-même mais que quelqu'un a empoisonné M. Navalny et le gouvernement allemand prend ce soupçon très au sérieux", a fait valoir le porte-parole du gouvernement allemand.

"Il n'y a pas eu d'invitation formelle (du gouvernement allemand) mais, pour des raisons humanitaires, M. Navalny a pu entrer rapidement dans le pays à la demande de sa famille", a précisé Steffen Seibert.

Le principal opposant au gouvernement russe

Principal opposant au Kremlin, dont les publications dénonçant la corruption des élites russes sont abondamment partagées sur les réseaux sociaux, Alexeï Navalny, 44 ans, a été hospitalisé jeudi à Omsk, dans le coma, placé en réanimation et relié à un respirateur artificiel, après avoir fait un malaise dans un avion. Ses proches assurent qu'il s'agit d'un "empoisonnement intentionnel".

Il a été ensuite évacué samedi matin vers Berlin dans un jet privé affrété par une ONG allemande, au terme d'une journée de bras de fer entre la famille de M. Navalny et les médecins russes, qui ont d'abord affirmé que son état était trop instable, avant de donner leur feu vert.

Par MH avec AFP