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Etats-Unis: une caution d'un million de dollars fixée pour le policier accusé du meurtre de George Floyd

Une caution d'un million de dollars a été fixée ce lundi pour le policier accusé du meurtre de George Floyd, dont la mort aux Etats-Unis a suscité une vague de manifestations dans le monde entier.

Une juge américaine a fixé lundi à un million de dollars la caution pour remettre en liberté conditionnelle, sous certaines conditions draconiennes, le policier Derek Chauvin accusé du meurtre de George Floyd, lors de sa première comparution en justice depuis le drame.

Après une courte audience de procédure organisée par vidéo depuis la prison où est détenu l'ancien agent, la juge Jeannice Reding du comté de Hennepin, à Minneapolis, a fixé au 29 juin la prochaine audience qui abordera le fond du dossier. 

Son avocat ne s'est pas opposé à cette somme

Derek Chauvin, 44 ans, est accusé d'avoir asphyxié, il y a deux semaines, George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, en s'agenouillant sur son cou pendant près de neuf minutes. Le drame, dont les images captées par une passante sont devenues virales, a suscité une vague de manifestations dans le monde entier.

L'ancien agent de 44 ans, détenu dans une prison de haute sécurité, est apparu à la mi-journée dans une tenue de prisonnier orange sur un écran installé dans une salle d'audience d'un tribunal de Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. D'une voix neutre, il a répondu aux questions de la juge Jeannice Reding, acceptant notamment de rendre ses armes ou de renoncer à comparaître en personne.

Son avocat Eric Nelson ne s'est pas opposé à cette somme qu'il ne pourra probablement pas rassembler. Le procureur Matthew Frank a souligné que le drame avait "évidemment eu un fort impact" sur la population et que Derek Chauvin risquait de vouloir fuir les poursuites et la réaction du public.

Les parties ont convenu de se retrouver pour une prochaine audience le 29 juin, qui pour la première fois abordera le fond du dossier. Trois autres agents, qui avaient assisté à la scène, ont été arrêtés et sont poursuivis pour complicité. 

Jeanne Bulant avec AFP