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États-Unis: l'homme qui avait envoyé des colis piégés à des anti-Trump condamné à 20 ans de prison

Cesar Sayoc - HO / BROWARD COUNTY SHERIIF'S OFFICE / AFP

Cesar Sayoc - HO / BROWARD COUNTY SHERIIF'S OFFICE / AFP - -

Fin octobre 2018, Cesar Sayoc avait expédié plusieurs colis à une quinzaine de personnalités anti-Trump, parmi lesquels se trouvaient l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'ancien président Barack Obama et son ancien vice-président Joe Biden ou encore l'acteur Robert de Niro.

Un Américain de 57 ans qui avait envoyé une série de colis piégés à des personnalités démocrates et à des détracteurs du président américain Donald Trump a été condamné lundi à New York à 20 ans de prison.

Les envois par la poste de ces bombes artisanales, pour lesquels Cesar Sayoc avait plaidé coupable en mars, avaient suscité une inquiétude à l'échelle nationale, doublée d'une vaste enquête policière sur tout le territoire américain.

Tension en pleine campagne

"La nature et les circonstances de ces crimes sont épouvantables", a expliqué le juge Jed Rakoff en livrant son verdict.

Cesar Sayoc, un habitant de la Floride, avait expédié ses colis fin octobre 2018 à une quinzaine de personnalités anti-Trump. Parmi les personnes visées figuraient le milliardaire et philanthrope George Soros, l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'ancien président Barack Obama et son ancien vice-président Joe Biden ou l'acteur new-yorkais Robert de Niro.

Aucun des colis n'avait explosé ni même atteint leur destinataire. Mais en visant spécifiquement les démocrates, ils avaient fait monter la tension aux Etats-Unis, en pleine campagne électorale pour les élections de mi-mandat du 6 novembre.

Un homme farouchement pro-Trump

Cesar Sayoc, qui avait des antécédents judiciaires et vivait dans une camionnette couverte de posters pro-Trump et anti-démocrates, avait été arrêté en Floride, cinq jours après que le premier colis eut été retrouvé dans la boîte aux lettres de la résidence de George Soros, au nord de New York. 

Dans le cadre d'une vaste chasse à l'homme, la police avait retrouvé ses empreintes digitales et son ADN sur les paquets. Le marginal avait initialement été inculpé de 30 chefs d'accusation, qui lui faisaient encourir la prison à vie. 

Il avait finalement plaidé coupable à 65 chefs d'inculpation, reconnaissant avoir envoyé 16 colis piégés à des personnalités démocrates.

Jeanne Bulant avec AFP