BFMTV

Erdogan nomme son gendre au ministère des Finances

Le gendre de Recep Tayyip Erdogan

Le gendre de Recep Tayyip Erdogan - ADEM ALTAN / AFP

Ce lundi, en inaugurant son nouveau mandat, le président turc Recep Tayyip Erdogan a nommé son gendre Berat Albayrak au ministère des Finances.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a entamé lundi un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs renforcés, et dévoilé un gouvernement resserré au sein duquel il a confié à son gendre le poste clé des Finances.

Dans la soirée, il a dévoilé un nouveau cabinet de seize ministres (contre 26 actuellement), dont le plus en vue est son gendre Berat Albayrak, qui s'est vu confier le portefeuille clé des Finances.

Marié à la fille aînée de Recep Tayyip Erdogan, Esra, Berat Albayrak, 40 ans, qui occupait depuis 2015 le poste clé de ministre de l'Energie, a connu ces dernières années une irrésistible ascension. Sa nomination aux Finances survient dans un contexte économique difficile avec une inflation élevée, une forte dévaluation de la monnaie et un important déficit des comptes courants, en dépit d'une croissance solide.

Recep Tayyip Erdogan, 64 ans, a également prêté serment au Parlement, s'engageant notamment à préserver les principes de la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk et à accomplir sa tâche d'une manière "impartiale". Au pouvoir depuis 2003, d'abord comme Premier ministre puis président, Recep Tayyip Erdogan a été réélu le 24 juin, remportant l'élection présidentielle dès le premier tour avec 52,6% des voix, loin devant ses concurrents.

Erdogan se veut le président de "tous les Turcs" 

Après la prestation de serment, Recep Tayyip Erdogan a déposé une gerbe au mausolée d'Atatürk avant de présider une cérémonie au palais présidentiel, inaugurant une nouvelle ère dans l'histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, aux termes d'une révision constitutionnelle adoptée par référendum avec une marge étroite en avril 2017. Saluant "un nouveau début" pour la Turquie, il a promis, dans une apparente tentative d'apaiser une société extrêmement polarisée, de servir tous les Turcs.

"Je ne suis pas seulement le président de ceux qui ont voté pour moi, mais de l'ensemble des 81 millions" de Turcs, a-t-il déclaré.

R.V. avec AFP