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Enfants piégés dans une grotte en Thaïlande: l'espoir renaît

L'entrée de la grotte de Thom Luang

L'entrée de la grotte de Thom Luang - Lillian SUWANRUMPHA / AFP

Si les secours se rapprochent peu à peu de la chambre souterraine où est emprisonné le groupe, de nombreux obstacles demeurent.

Cela fait maintenant neuf jours que douze enfants âgés de 11 à 16 ans, accompagnés par leur entraîneur de football, sont coincés dans la grotte de Thom Luang en Thaïlande, piégés par une rapide montée des eaux causée par des pluies de mousson. Les dizaines de secouristes mobilisés n’avaient pas, dimanche soir, pu encore prendre contact avec le groupe.

En revanche, comme le confirme l’AFP, les plongeurs n'ont jamais été aussi proches de la chambre souterraine où le groupe se trouverait, dite "Pattaya Beach", ce qui ravive l'espoir de les retrouver vivants. Depuis la base opérationnelle installée dimanche au cœur de ce réseau de dix kilomètres de long, "la distance jusqu'à la prison naturelle est de moins de 600 mètres", a expliqué un responsable de la marine. Une nouvelle carte des lieux a ainsi pu être redessinée par les équipes présentes sur place.

Un passage étroit de 400m de long

Comme le signale Le Parisien, malgré la baisse du niveau de l’eau et la météo, plus clémente ces derniers jours, plusieurs difficultés persistent. Pour atteindre le groupe d’enfants, les plongeurs doivent impérativement emprunter un passage étroit de 400 mètres de longueur, actuellement obstrué par de la boue collante.

Ce samedi, un exercice d’évacuation a été réalisé afin que les équipes soient prêtes une fois le contact établi. "Il s'agit de mettre en place un protocole sur ce qu'on doit faire avant de les emmener à l'hôpital", a expliqué le gouverneur de Chiang Rai. Plusieurs jours dans une obscurité totale peuvent provoquer chez des jeunes organismes des problèmes pulmonaires et oculaires à prendre en charge rapidement.

Mobilisation locale

Les jeunes footballeurs âgés de 11 à 16 ans et leur entraîneur s'étaient aventurés le soir du 23 juin, après leur entraînement sportif, dans la grotte de Tham Luang, dans cette zone de forêt tropicale dense, à la frontière avec la Birmanie et le Laos.

Depuis plus d’une semaine, la population locale est également mobilisée pour venir en aide aux disparus. "Je prie toutes les nuits pour que ces 13 vies soient sauvées. J'espère que nous aurons de bonnes nouvelles" sous peu, a ajouté Jakkrit Muenghong, un des professeurs de Prajak, l’un des enfants disparus.

"Nous chantons, prions et leur envoyons notre soutien pour leur donner la force d'attendre que l'aide arrive", ajoute Kanet Pongsuwan, le directeur de l'école.

HS avec AFP