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Donald Trump: une nouvelle polémique qui ne changera rien

Donald Trump, candidat républicain à la présidentielle américaine.

Donald Trump, candidat républicain à la présidentielle américaine. - Scott Olson - AFP

Si la révélation de nouveaux propos sexistes et obscènes tombe au plus mauvais moment pour le candidat républicain, à un mois pile de la présidentielle, ce nouveau dérapage ne devrait pas peser très lourd dans le vote des Américains. Explications.

A chaque dérapage de Donald Trump, les opposants du milliardaire en profitent pour lui demander son retrait de la course à la présidentielle. Il en est de même, ce samedi matin, à la suite des propos sexistes et obscènes révélés vendredi. Si l'hypothèse d'un abandon du candidat républicain paraît peu probable aux yeux d'experts, reste à savoir si ce nouveau scandale risque de lui faire perdre des bulletins de vote, un mois jour pour jour avant l'élection présidentielle.

"Cette vidéo est un couteau planté dans le coeur de Trump, au débat, il est certain qu'on va lui poser la question" prédit à l'Agence France-Presse (AFP) Larry Sabato, politologue de l'Université de Virginie. Le deuxième débat télévisé opposant les deux candidats à la présidentielle, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump a lieu dans la nuit de dimanche à lundi (en France). 

"Trump ne perdra aucune voix au sein de sa base électorale, ils s'en fichent", dit cet expert. "Mais Trump ne parviendra pas à élargir sa base de soutien".

Seulement 4% d'électeurs indécis 

Environ 84 millions de personnes ont suivi le premier débat, le 26 septembre, lors duquel le plan d'Hillary Clinton s'est déroulé comme prévu: projeter une image présidentielle tout en laissant Donald Trump exprimer ses penchants les plus troublants aux yeux des électeurs modérés, notamment son impulsivité et sa méconnaissance des dossiers.

A ce stade, il ne reste que 4% d'électeurs indécis, selon des sondages Quinnipiac et CBS, et Hillary Clinton a repris l'avance qu'elle avait brièvement perdue en septembre. Elle recueille environ 44% des intentions de vote contre 41% pour lui.

"L'élection est en train de se fixer, le béton est en train de durcir, il ne reste plus beaucoup d'électeurs indécis", toujours selon Larry Sabato à l'AFP.

"Des fanfaronnades de vestiaire"

Le milliardaire populiste a déjà connu des semaines noires, notamment en août, mais il s'était relevé de ses dérapages. La différence est que ces révélations émergent à seulement un mois du scrutin, alors que les Américains commencent à voter de façon anticipée.

Des soutiens de Trump ont tenu à souligner que ces "fanfaronnades de vestiaires" étaient vieilles de onze ans et ne remettaient pas en cause les autres qualités de l'homme d'affaires.

M.H. avec AFP