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Des militants LREM malmenés à Grenoble en marge d'une manifestation

Capture d'écran de la vidéo montrant le stand des militants LaRem malmenés en marge d'une manifestation à Grenoble le samedi 7 décembre

Capture d'écran de la vidéo montrant le stand des militants LaRem malmenés en marge d'une manifestation à Grenoble le samedi 7 décembre - Twitter Emilie Chalas - Montage BFMTV

La candidate LaRem pour Grenoble a parlé d'une "déferlante de menaces, d’insultes et d’intimidations", et a annoncé vouloir déposer plainte.

Des militants de LaRem qui faisaient campagne à Grenoble pour Emilie Chalas, candidate aux municipales de leur parti, ont été invectivés par des manifestants samedi, et une partie de leur a été matériel détruit, a affirmé la candidate, et actuelle députée de l'Isère. Elle a assuré qu'elle allait déposer plainte.

Alors que quelques centaines de manifestants contre la réforme des retraites défilaient dans Grenoble, certains s'en sont pris à des militants faisant campagne leur scandant notamment des "cassez-vous", selon une vidéo publiée sur Twitter par la candidate.

"Jets de projectiles et de pétards, notre tente et kakemono ont été détruits, le matériel incendié", complète Emilie Chalas dans un communiqué se disant "consternée".

Le gouvernement réagit

"Dans une démocratie, et dans notre République, l'intimidation et la violence ne sont pas et ne seront jamais des moyens d'expression : elles sont punies par la loi. Soutien sans réserve à Emilie Chalas et son équipe. La police a été saisie", a écrit le ministre de l'Intérieur sur Twitter.

Un incident qui a entraîné de nombreuses réactions à La République en Marche à commencer par son délégué général, Stanislas Guerini, qui a tenu à apporter son soutien "après ces actes intolérables". "Honteuses méthodes, intimidation, menaces et violences illustrent la défaite de la pensée", a enchaîné sur Twitter la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes/hommes Marlène Schiappa.

"Honte à ces petits inquisiteurs dont le courage s'arrête lorsqu'ils doivent se démasquer", a réagi pour sa part la secrétaire d'État à la Transition écologique Brune Poirson. Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, a de son côté appelé "un débat serein, démocratique et républicain sur le fond pour Grenoble".

S. V. avec AFP