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Covid-19: le président chilien écope d'une amende de 2900 euros pour non-port du masque

Le président chilien Sebastian Pinera le 8 novembre 2020

Le président chilien Sebastian Pinera le 8 novembre 2020 - JAVIER TORRES / AFP

Une photo du chef de l'État sur une plage, ne portant pas de masque, est devenue virale au Chili début décembre.

Le président chilien Sebastián Piñera a écopé d'une amende de 2,551.450 pesos ce vendredi, soit un peu moins de 2900 euros, pour non respect du port du masque dans un espace public. Le chef d'État s'était lui-même dénoncé, rapporte un communiqué du ministère de la Santé chilien.

Cette infraction a été dévoilée après la publication d'une photo de Sebastián Piñera sur laquelle il apparaît tout sourire aux côtés d'une femme, sur une plage. Lunettes de soleil et chapeau sur la tête, il ne porte pas de masque, ce qui est pourtant obligatoire au Chili dans l'espace public.

"C'est une erreur que je regrette et je m'excuse"

D'après le communiqué du ministère de la Santé, le cliché a été pris le 5 décembre dernier sur une plage de la commune chilienne de Zapallar. Le président chilien s'était excusé dès le lendemain de la diffusion de la photo, comme l'avaient rapporté plusieurs médias.

"Je suis allé me ​​promener sur la plage, ce que je n'avais pas fait depuis l'année dernière. La marche était assez solitaire jusqu'à ce que certaines personnes me reconnaissent et me demandent de prendre une photo", avait-il raconté sur son compte Instagram. "Sans aucun doute, j'aurais dû mettre le masque, mais en raison de la rapidité avec laquelle les événements se sont produits, je ne l'ai pas fait, c'est une erreur que je regrette et je m'excuse".

Le Chili a des règles strictes concernant le port du masque, pouvant même entraîner des peines de prison comme le rappelle Reuters.

Plus de 16.000 morts au Chili

Pour une population de 18,7 millions de personnes, ce pays a enregistré 16.051 décès liés au Covid-19 et a détecté 581.135 cas positifs depuis le début de l'épidémie, selon le décompte de l'université américaine John Hopkins, qui fait référence.

Après un pic de contaminations en juin, les indicateurs étaient restés à la baisse, mais semblent de nouveau augmenter, ce qui a entraîné la mise en place de nouvelles restrictions dans le pays.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV