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Coronavirus: les autorités algériennes préoccupées par la multiplication des contaminations

Une photo fournie par la présidence algérienne montre le président Abdelmajid Tebboune durant les prières à la cérémonie d'enterrement des restes des 24 combattants anticoloniaux remis par la France, à Alger le 5 juillet 2020

Une photo fournie par la présidence algérienne montre le président Abdelmajid Tebboune durant les prières à la cérémonie d'enterrement des restes des 24 combattants anticoloniaux remis par la France, à Alger le 5 juillet 2020 - - © 2019 AFP

Approchant les 1000 décès, le gouvernement algérien s'inquiète et renforce les mesures de sécurité.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a présidé ce jeudi une réunion de travail pour faire face à la recrudescence des cas de Covid-19, au moment où le pays du Maghreb le plus affecté par la pandémie approche la barre symbolique des 1000 morts. Cinq walis (préfets) des régions les plus touchées - Alger, Oran (nord-ouest), Biskra (nord-est), Sétif (est) et Ouargla (sud) - ont participé à cette réunion aux côtés du Premier ministre Abdelaziz Djerad, des chefs des services de sécurité et des membres du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie, qui dépend du ministère de la Santé, selon l'agence officielle APS.

"Relâchement" et "non-respect" des règles

Les autorités ont ordonné le reconfinement de deux communes de la préfecture d'El Kala, frontalière de la Tunisie, de 10 communes de celle de Tipasa (nord) et le confinement de toutes les communes de la wilaya de Ouargla. Ces mesures surviennent deux jours après une décision similaire concernant 18 communes de la wilaya de Sétif.

Ce rebond des cas de contamination est dû, selon les autorités, au "relâchement" de la population et au "non-respect" des règles de prévention et de protection. Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes. Mais de nombreux Algériens continuent à être réfractaires au port du masque et aux mesures de distanciation physique.

Durcissement des mesures de sécurité

Un mois après les premières mesures de déconfinement, le gouvernement a exigé fin juin un durcissement des sanctions contre les contrevenants. Et il a avisé les autorités locales de procéder au "confinement ciblé" des localités et quartiers en proie à des foyers d'infection.

Les autorités ont également décidé d'interdire durant une semaine la circulation dans 29 des 48 wilayas du pays, dont celle d'Alger, qui sont sous couvre-feu de 20h00 à 05h00 locales.

Près de 18.000 cas recensés

Les professionnels de la santé, en première ligne depuis des mois et qui ne cessent d'en appeler à la responsabilité de la population et réclament davantage de moyens aux autorités, paient un lourd tribut.

Le professeur Abdelkrim Soukehal, un membre du Comité scientifique, a annoncé mercredi que 1700 membres du personnel de santé, tous corps confondus, avaient été contaminés. 31 sont décédés, dont 4 médecins durant cette semaine.

Au total près de 18.000 cas de Covid-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l'enregistrement du premier cas le 25 février, dont un millier de décès. Plus de 12.000 guérisons ont été rencesées: parmi eux, un homme âgé de 107 ans s'est rétabli du coronavirus et a quitté jeudi l'hôpital de Bordj Ghédir à Bordj Bou Arreridj où il était hospitalisé.

B.F. avec AFP