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Corée du Sud: l'arrestation de l'ex-présidente demandée

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-Hye le 22 mars 2017 à Séoul

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-Hye le 22 mars 2017 à Séoul - KIM Hong-Ji, POOL/AFP/Archives

Les enquêteurs sud-coréens travaillant sur le retentissant scandale de corruption qui a entraîné la destitution de la présidente Park Geun-Hye ont annoncé lundi qu'ils allaient demander son arrestation, moins d'une semaine après sa longue audition.

Park Geun-Hye, 65 ans, avait échappé pendant des mois à la justice grâce à son immunité présidentielle, avant d'être finalement destituée le 10 mars.

Pendant des semaines, des foules ont manifesté pour demander le départ de la chef de l'Etat et des poursuites à son encontre.

Elle est soupçonnée de nombreux délits, et notamment d'avoir été la complice de sa confidente Choi Soon-Sil, jugée pour avoir utilisé ses relations pour extorquer des dizaines de millions de dollars aux conglomérats sud-coréens.

"L'accusée a abusé de ses énormes pouvoirs et de son statut de présidente pour recevoir des pots-de-vins des entreprises, ou pour violer les principes de la liberté de gestion des entreprises, et a fait fuiter des informations confidentielles importantes sur des affaires d'Etat", ont annoncé les enquêteurs dans un communiqué.

"Beaucoup de preuves ont été rassemblées, mais l'accusé rejette les accusations et il y a un risque de destruction de preuves."

La rédaction avec AFP