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Contrôle des armes : le président mexicain tance les partis américains

Andrés Manuel López Obrador a pris ses fonctions de président du Mexique le 2 décembre 2018 à Mexico

Andrés Manuel López Obrador a pris ses fonctions de président du Mexique le 2 décembre 2018 à Mexico - RODRIGO ARANGUA, AFP

Alors que huit Mexicains figurent parmi les 22 personnes tuées samedi lors de la fusillade d'El Paso, Andres Manuel Lopez Obrador a dénoncé l'inertie des républicains et des démocrates quant au contrôle des armes.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a critiqué lundi le peu d'attention porté au contrôle des armes par les partis politiques américains, au surlendemain de la fusillade qui a fait 22 morts, dont huit Mexicains, à El Paso au Texas. "Si l'on voit les choses avec objectivité, nous devrions dire que les deux principaux partis des Etats-Unis ont prêté peu attention au contrôle des armes", a déclaré Andres Manuel Lopez Obrador lors de sa conférence de presse quotidienne à Mexico. 

Vers une demande d'extradition 

"Nous sommes très respectueux de ce que décident les autres gouvernements, mais nous pensons que ces faits lamentables doivent conduire à une réflexion, une analyse, et à la décision de contrôler les ventes indiscriminées d'armes", a-t-il ajouté. Le sujet "touche beaucoup les Américains mais nous également", a fait valoir le président mexicain, dont le gouvernement affirme étudier les possibilités d'une demande d'extradition du tireur. L'auteur présumé de la tuerie, un homme blanc de 21 ans équipé d'un fusil d'assaut, a ouvert le feu samedi dans un centre commercial bondé d'El Paso, au Texas, avant de se rendre. La police examine la piste du racisme, le tireur étant suspecté d'épouser des thèses extrémistes. 

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard devait se rendre lundi à El Paso pour y rencontrer des victimes et s'exprimer devant les médias. Il a annoncé en fin de matinée sur Twitter qu'un huitième Mexicain était décédé. La population d'El Paso, qui jouxte Ciudad Juarez, au Mexique, est à forte majorité hispanique. Les relations entre les deux villes sont fortes, et leurs habitants traversent régulièrement la frontière pour faire des achats, étudier ou travailler. 

Robin Verner avec AFP