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Cadre présumé de Daesh, Ahmed H. vit son interpellation "comme une injustice", indique son avocat

Me Hamdi Mohamed-Monsaf, l'avocat du cadre présumé de Daesh

Me Hamdi Mohamed-Monsaf, l'avocat du cadre présumé de Daesh - BFMTV

Ahmed H., réfugié irakien de 33 ans, est soupçonné d'avoir été cadre de Daesh dans son pays d'origine. Son avocat s'est confié à BFMTV.

Ahmed H., réfugié irakien de 33 ans, est soupçonné d'être un cadre de Daesh et d'avoir participé à un massacre dans son pays d'origine. L'avocat du jeune homme, dont la mise en examen en mars dernier a été annoncé jeudi par le parquet de Paris, assure que le suspect "collaborera avec la justice pour prouver son innocence":

"Il fuit l’Irak, essentiellement, parce qu’il est un opposant au gouvernement irakien et par peur d’être tué par Daesh", assure Me Hamdi Mohamed-Monsaf.

Il assure que Ahmed H. a vécu cette mise en examen "comme étant une injustice": "Lui qui fuit les massacres perpétrés par Daesh arrive en France pense avoir trouvé un pays pour l’accueillir, un pays dans lequel il peut refaire sa vie".

Arrivé en juin 2016 en France, Ahmed H. a obtenu le statut de réfugié politique et une carte de résident de 10 ans l'année suivante. Interpellé dans la Calvados, il. est soupçonné d'avoir participé en juin 2014 au massacre du camp militaire de Speicher, à Tikrit, durant lequel jusqu'à 1.700 personnes ont perdu la vie. Il est également poursuivi en Irak où il est soupçonné d'avoir administré la région de Samarra pour le compte de Daesh.

"Il n’a jamais changé de version", assure son avocat. "Il nie l’ensemble des faits qui lui sont reprochés." "Mon client n’a jamais cherché à cacher sa véritable identité aux autorités des pays qu’il a traversés", explique-t-il également.

La suite sera "judiciaire": selon nos informations, Ahmed H. a été mis en examen pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste", "association de malfaiteurs terroriste criminelle en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes", "crimes de guerre par atteinte à la la vie, par traitements inhumains et dégradants et par l'usage de moyens et de méthodes de combats prohibés".

"Il y a quatre juges d’instruction qui travaillent sur le dossier, il y a une enquête qui est menée à charge et à décharge et on prouvera son innocence", assure Me Hamdi Mohamed-Monsaf.