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Blandine Brière en "appelle au chef de l'État" pour faire libérer son frère Benjamin, détenu en Iran

Le touriste rhodanien de 36 ans est détenu à la prison de Vakilabad depuis près de vingt mois. Le régime l'accuse d'espionnage et de propagande.

"Au début, on pensait que c'était un malentendu, que ça allait vite s'arranger." Puis le temps est passé. Voilà près de vingt mois que Benjamin Brière, Rhodanien de 36 ans, est enfermé dans les geôles de la prison de Vakilabad, à Mashhad, au nord-est de l'Iran.

Au volant de son van, il avait entrepris un voyage touristique à travers le pays, dont il relayait les meilleurs épisodes sur ses réseaux sociaux. Accusé d'espionnage et de propagande contre le régime -après avoir pris avec son drone des photos de zones "interdites" dans un parc naturel- il a été arrêté et incarcéré.

Invitée de BFM Lyon ce vendredi, Blandine Brière a lancé un nouvel appel à Emmanuel Macron, lui demandant de venir en aide à son frère, qui a entamé une grève de la faim pendant les fêtes. "J'en appelle au chef de l'État", a-t-elle déclaré.

"Otage" du régime iranien

Pour faire écho à son combat, la jeune femme a lancé une pétition sur le site Change.org. Plus de 50.000 personnes l'ont signée.

"On se mobilise publiquement parce qu'on a besoin que le plus grand nombre entende l'histoire de Benjamin et que les bonnes personnes l'entendent et fassent quelque chose pour le libérer", a-t-elle souligné.

À ses yeux, Benjamin est "otage" du régime iranien. Elle fustige "une détention complètement arbitraire" et une procédure judiciaire obscure. "Il est enfermé sans raison, sans procès, sans cour qui a été saisie pour suivre l'affaire", renchérit-elle.

Perte de poids et troubles du sommeil

D'autant que les accusations portées contre Benjamin lui paraissent "complètement aberrantes et infondées". "Il y a peut-être eu une maladresse que beaucoup de touristes pourraient faire (...) mais il n'a rien à se reprocher, assure-t-elle. Benjamin reste un touriste qui prenait des jolies photos pour son compte Instagram."

Si la grève de la faim a entraîné chez Benjamin une importante perte de poids et se révèle source de troubles du sommeil, elle n'a pas altéré sa détermination, promet sa sœur, qui parvient à communiquer avec lui par téléphone et via des courriers remis par le consul. "Il tient bon", assure-t-elle.

À ce jour, l'Iran retient plus d'une douzaine de détenteurs de passeports occidentaux, pour la plupart des binationaux.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions