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Attaque au couteau à Hambourg: le maire de Hambourg dénonce une "attentat odieux"

Olaf Scholz, maire de Hambourg.

Olaf Scholz, maire de Hambourg. - AXEL SCHMIDT / POOL / AFP

Le maire de Hambourg a qualifié ce vendredi soir l'attaque au couteau qui a emporté la vie d'un homme d'"attentat odieux" et a confirmé que l'homme interpellé était un demandeur d'asile en instance d'expulsion.

Le maire de Hambourg a qualifié vendredi soir l'attaque au couteau dans sa ville qui a fait un mort et six blessés d'"attentat", commis par un demandeur d'asile ayant agi par "haine" de l'Allemagne. "Je suis scandalisé par l'attentat odieux qui a causé la mort d'au moins un habitant de Hambourg", a indiqué Olaf Scholz dans un communiqué. "Ce qui me rend encore plus en colère est que l'auteur est manifestement quelqu'un qui cherchait refuge en Allemagne et qui a détourné sa haine contre nous", a-t-il ajouté.

Il confirmait ainsi que l'agresseur, un homme de 26 ans originaire des Emirats arabes unis, est un demandeur d'asile, comme l'affirmaient plusieurs médias allemands. Le maire social-démocrate de la cité portuaire a précisé que l'assaillant avait été en réalité débouté de sa demande et était en instance d'expulsion.

Une expulsion impossible faute de papiers d'identité 

"Il s'agit manifestement d'un étranger en instance de départ mais qui ne pouvait pas être expulsé parce qu'il n'avait pas de documents d'identité", a-t-il regretté, appelant à ce que les obstacles juridiques aux expulsions dans le pays soient levés. "Ces criminels veulent empoisonner notre société libre par la peur, mais ils vont échouer", a dit le maire.

L'homme a fait irruption vendredi après-midi dans un supermarché d'un quartier populaire de la ville et tué un homme de 50 ans au couteau. Il a ensuite pris la fuite et blessé cinq autres personnes en frappant au hasard dans la rue sur son passage, avant d'être maîtrisé par des passants. La police, de son côté, est restée prudente jusqu'ici sur les motivations de l'assaillant, indiquant enquêter "dans toutes les directions", sans exclure pour autant la piste islamiste.

R.V. avec AFP