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Viol d'une étudiante en Inde : appel au calme du gouvernement

Le gouvernement indien appelle au calme après le viol d'une étudiante

Le gouvernement indien appelle au calme après le viol d'une étudiante - -

Le Premier ministre indien promet lundi de tout faire pour assurer la sécurité des femmes, après plusieurs jours de manifestations contre le viol collectif d'une étudiante.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a appelé au calme et promis de tout faire pour assurer la sécurité des femmes après plusieurs jours de manifestations contre le viol collectif d'une étudiante, un fait divers qui secoue l'Inde depuis plus d'une semaine.

"Il y a une colère et une angoisse réelles et justifiées après cet événement atroce", a déclaré le chef du gouvernement, qui appelle la population "à la paix et au calme".

Une centaine de blessés

La police de New Delhi a indiqué lundi qu'une centaine de personnes, dont 60 policiers, ont été blessées dimanche dans les manifestations, pourtant interdites dans le centre de la capitale.

Lundi, toutes les rues menant à des bâtiments officiels du gouvernement ont été barrées. "Personne ne sera autorisé à marcher vers le parlement ou le palais présidentiel", a déclaré Rajan Bhagat, porte-parole de la police de Delhi.

La sécurité a en outre été renforcée dans la capitale, en raison de la visite de 24 heures du président russe Vladimir Poutine, ce lundi. Une cérémonie prévue en son honneur et la conférence de presse conjointe avec Singh ont été changées d'endroit.

Violée à bord d'un autobus

La victime, une étudiante kinésithérapeute de 23 ans, a été violée à bord d'un autobus par six hommes le 16 décembre, avant d'être battue à coups de barre de fer, ce qui a provoqué de graves blessures intestinales. Elle a ensuite été jetée du bus, avec le jeune homme qui l'accompagnait.

Hospitalisée en soins intensifs, la jeune femme commençait ce week-end à aller mieux, selon les autorités de l'hôpital.

Les six hommes ont été arrêtés et sont en prison.

Cette affaire a provoqué une vague d'indignation dans le pays, où les victimes de viols et d'agressions sexuelles peinent souvent à obtenir justice.