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Des milliers de Thaïlandais à nouveau dans la rue dimanche

Déjà le 19 décembre, ses manifestants protestaient contre l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la sœur Yingluck, actuellement au pouvoir, est soupçonnée de n'être sa marionnette.

Déjà le 19 décembre, ses manifestants protestaient contre l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la sœur Yingluck, actuellement au pouvoir, est soupçonnée de n'être sa marionnette. - -

Des manifestations anti-gouvernementales ont lieu en Thaïlande, après l'annonce par le principal parti d'opposition du boycott des élections.

Des milliers de Thaïlandais réclamant la chute du gouvernement sont descendus dans la rue dimanche, en préparation à un rassemblement de masse, quelques heures après l'annonce du boycott des élections par le principal parti d'opposition.

Des semaines de crise politique

Un millier de manifestants, des femmes principalement, se tenaient devant la demeure de la Première ministre Yingluck Shinawatra tôt dimanche matin, en présence de nombreux policiers. Des milliers d'autres étaient attendus en cours de journée.

La chef du gouvernement se trouve actuellement dans le nord-est du pays, région traditionnellement favorable à son parti, le Puea Thai.

Elle a annoncé début décembre un scrutin anticipé pour février 2014, après des semaines de crise politique et la démission en bloc des députés de l'opposition.

La Première ministre actuelle, une marionnette?

Dans Bangkok, des milliers de personnes ont entamé une marche, dans les pas du Suthep Thaugsuban, la figure de proue des manifestants, avant un rassemblement géant prévu pour la fin d'après-midi. Ces rassemblements ont ces dernières semaines attiré jusqu'à 150.000 personnes.

Les manifestants réclament le départ de Yingluck Shinawatra, qu'ils accusent d'être la marionnette de son frère, Thaksin Shinawatra. Ils veulent le remplacement du gouvernement par un "conseil du peuple" non élu.

Selon les opposants, coalition disparate de membres des élites et de la classe moyenne de Bangkok, ainsi que de Thaïlandais du sud, parfois pauvres, Thaksin continue à diriger le pays depuis son exil, malgré sa chute en 2006.

La décision de boycott des élections législatives par l'opposition a sans surprise provoqué les regrets de la Première ministre. "Si nous ne nous en tenons pas au système démocratique, à quoi doit-on s'en tenir?", a-t-elle déclaré devant la presse dimanche. "Si vous n'acceptez pas ce gouvernement, alors au moins acceptez le système".

D. N. avec AFP