BFMTV
Russie

Guerre en Ukraine: le Kremlin répond aux "insultes personnelles" de Biden sur Poutine

Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. - SERGEI KARPUKHIN / POOL / AFP

Le président des États-Unis a violemment attaqué son homologue russe samedi, le qualifiant de "boucher" et assurant qu'il ne pouvait "pas rester au pouvoir", avant que la Maison Blanche ne nuance ses propos.

Moscou n'a pas apprécié les propos de Joe Biden et le fait savoir. Le Kremlin a appelé samedi le président des États-Unis à rester "réfléchi", qualifiant ses attaques à l'égard de Vladimir Poutine d'"insultes personnelles", après qu'il a qualifié Vladimir Poutine de "boucher" samedi en visite à Varsovie.

"Un chef d'État doit rester réfléchi", a réagi samedi soir le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, auprès de l'agence TASS.

"À chaque fois, les insultes personnelles de ce genre réduisent le champ des possibles pour nos relations bilatérales avec le gouvernement américain actuel", a-t-il également mis en garde.

Un Poutine "dictateur" pour Biden

Le président des États-Unis avait eu des propos particulièrement véhéments samedi à l'égard de son homologue russe, le qualifiant de "dictateur" et de "boucher" pour les crimes commis selon lui par l'armée russe en Ukraine. "Cette guerre est un échec pour Poutine", avait-il lancé alors qu'il se trouve en visite officielle en Pologne.

"Pour l'amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir", a-t-il lancé, avant que la Maison Blanche ne nuance ses propos, assurant que Joe Biden n'avait pas appelé à un "changement de régime" en Russie.

Le chef de l'État avait en revanche fait part de son soutien à l'égard du peuple russe, assurant qu'il n'était "pas l'ennemi" des États-Unis. "Cette guerre n'est pas digne de vous, peuple russe", avait-il estimé.

Joe Biden, qui est actuellement en visite officielle en Pologne où il a rencontré le président polonais Andrzej Duda, et aussi échangé pour la première fois avec de hauts responsables ukrainiens depuis le début du conflit, a souligné "l'engagement sacré" de Washington sur le principe de la défense collective des pays membres de l'Otan en lien avec le conflit en Ukraine.

Juliette Desmonceaux avec AFP