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Russie, la kamikaze serait une "veuve noire"

La gare de Volgograd, où un attentat suicide, dimanche matin, a tué au moins 16 personnes.

La gare de Volgograd, où un attentat suicide, dimanche matin, a tué au moins 16 personnes. - -

L'attentat qui a fait au moins 16 morts dimanche matin à la gare de Volgograd serait l’œuvre d'une femme kamikaze, une "veuve noire", mariée deux fois à des rebelles.

Les fenêtres ont été soufflées, les murs ont tremblé. A la gare de Volgograd, dimanche matin, une terrible explosion a tué au moins 16 personnes, et blessé des dizaines d'autres. Un engin explosif a sauté près de l'entrée de la gare, déclenché, selon un communiqué du comité d'enquête russe, par une femme kamikaze.

La puissance de l'engin explosif était d'environ dix kilos d'équivalent TNT, ont révélé les enquêteurs.

Tête arrachée

D'après le site internet Lifenews.ru, la femme qui s'est fait exploser à Volgograd est Oksana Aslanova, dont la tête arrachée a été découverte sur les lieux de l'attentat.

"Aslanova a été mariée deux fois à des rebelles. Ses deux époux ont été tués par les forces russes", affirme ce site spécialisé dans les scoops, pour lequel c'est donc une "veuve noire", comme on surnomme ces femmes kamikazes.

Pour les enquêteurs, la kamikaze a été assistée d'un complice identifié pour l'heure uniquement par son nom de famille, Pavlov.

Recherchée depuis juin 2012, Oksana Aslanova était amie d'une autre kamikaze qui avait tué six personnes à Volgograd en octobre en se faisant exploser dans un autobus rempli d'étudiants, écrit Lifenews.ru.

Ce précédent attentat avait déjà soulevé des craintes quant à la sécurité aux jeux Olympiques d'hiver de Sotchi qui s'ouvrent le 7 février.

Depuis 1999, la Russie a été frappée par une série de sanglants attentats, plusieurs d'entre eux ayant été commis par des femmes kamikazes, armes privilégiées de la rébellion islamiste.