BFMTV

Moscou: la "nounou sanguinaire" dit avoir agi sur ordre d'Allah

Russie: la "nounou sanguinaire" dit avoir décapité l'enfant sur ordre d'Allah - Mercredi 2 mars 2016

Russie: la "nounou sanguinaire" dit avoir décapité l'enfant sur ordre d'Allah - Mercredi 2 mars 2016 - Vasily Maximov - AFP

Qualifiée de "nounou sanguinaire" ou encore de "terroriste", Goultchekhra Bobokoulova avait été arrêtée dans le métro de Moscou après avoir décapité une petite fille de 5 ans, dont elle avait la garde.

La nounou arrêtée à Moscou alors qu'elle brandissait en pleine rue la tête décapitée d'un enfant a affirmé avoir agi "sur ordre d'Allah", lors de sa présentation mercredi devant un juge qui l'a placée en détention provisoire.

Goultchekhra Bobokoulova, citoyenne ouzbèke de 38 ans, a été arrêtée lundi par la police près d'une station de métro dans le nord-est de la capitale alors qu'elle déambulait avec la tête coupée d'une fillette, en se proclamant "terroriste".

Un ordre d'Allah

"C'est ce qu'Allah m'a ordonné" de faire, a déclaré la nounou aux journalistes à son arrivée à l'audience. Le juge a rapidement ordonné son placement en détention provisoire jusqu'au 29 avril, suivant la demande des enquêteurs. Enfermée dans une cage conformément à la pratique en Russie, Goultchekhra Bobokoulova tenait des propos décousus, mêlant doléances et discours prophétique, peu avant le début de l'audience.

"Meurtre d'enfant en bas-âge"

"Allah envoie le second prophète pour donner des nouvelles de la paix, bonjour tout le monde", a-t-elle ainsi déclaré. "J'ai faim, je vais mourir dans une semaine, c'est la fin du monde, on m'a interdit de manger. Salut tout le monde", a-t-elle conclu en saluant la presse. La justice a ouvert une enquête pour "meurtre d'enfant en bas-âge" tandis que les médias russes s'interrogeaient sur les motivations de celle qu'ils surnomment la "nounou sanguinaire", la qualifiant tour à tour de "démente" ou de "terroriste".

Examens psychiatriques

La nounou de la petite fille née en 2011 a attendu que les parents quittent l'appartement puis, "pour un motif inconnu", a "blessé l'enfant au cou, a séparé la tête du corps" avant d'aller dans le métro avec la tête, selon le rapport des enquêteurs présenté à la cour. "A ce jour, il n'a pas été établi (l'existence) de complices présumés ou que des personnes l'aient poussée à commettre ce crime", ont-ils déclaré.

Les enquêteurs ont soumis Goultchekhra Bobokoulova à des examens psychiatriques. Il n'est pas exclu qu'elle ait agi "sous l'empire de psychotropes ou drogues", ont-ils expliqué sans plus de précisions.

A.-F. L. avec AFP