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Prise d'otages aux Philippines: les islamistes ont fui, aucune victime

Des militaires philippins. (photo d'illustration)

Des militaires philippins. (photo d'illustration) - Noel Celis - AFP

Des hommes armés avaient pris d'assaut une école du sud des Philippines, ce mercredi, retenant plusieurs personnes en otages pour s'en servir de boucliers humains. Ils ont finalement fui et tous les otages ont recouvré la liberté sains et saufs.

Les combattants islamistes qui avaient pris des otages ce mercredi dans une école du sud des Philippines ont pris la fuite et les 31 otages sont sains et saufs, a indiqué un porte-parole de l'armée.

"Tout est fini, tous les otages ont été retrouvés, personne n'a été blessé", a indiqué le porte-parole de l'armée philippine Restituto Padilla. Un représentant des forces armées sur place a fourni les mêmes informations. 

Des civils comme boucliers humains

Initialement, une centaine d'hommes armés avaient attaqué à l'aube un poste militaire de Pigkawayan, localité agricole à 160 km de Marawi, ville de l'île de Mindanao en proie depuis un mois à un soulèvement de jihadistes se réclamant de Daesh.

Une trentaine de ces assaillants avaient ensuite pris le contrôle de l'école, se servant de civils comme boucliers humains. "Ils sont dans l'école et détiennent des civils. Ils s'en servent comme boucliers humains", avait déclaré par téléphone le capitaine Arvin Ancinas, porte-parole de la division militaire chargée du secteur. Les jihadistes avaient placé des bombes artisanales autour de l'école, avait également déclaré le porte-parole

Le président Rodrigo Duterte a décrété la loi martiale sur l'ensemble de Mindanao peu après le début le 23 mai de l'insurrection de Marawi, où les bannières noires de Daesh ont été brandies.

Les forces philippines, qui peuvent compter sur l'appui de forces américaines non-combattantes, notamment dans des tâches de surveillance aérienne, ne sont toujours pas parvenues à venir à bout de cette rébellion.

A.S. avec AFP