BFMTV

Mike Pence à Aung San Suu Kyi: les violences contre les Rohingyas sont "inexcusables"

Aung San Suu Kyi et Mike Pence.

Aung San Suu Kyi et Mike Pence. - Bernat Armangue / POOL / AFP

Mercredi, lors d'un sommet à Singapour et en présence d'Aung San Suu Kyi, le vice-président américain a qualifié d'"inexcusables" les violences contre les Rohingyas en Birmanie.

Les violences qui ont poussé des centaines de milliers de Rohingyas à fuir la Birmanie sont "inexcusables", a affirmé le vice-président américain Mike Pence à la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi en marge d'un sommet à Singapour mercredi.

"Violences et persécutions"

Mike Pence a condamné les "violences et les persécutions" dont sont victimes les membres de cette minorité musulmane en Birmanie, au cours d'un entretien avec la dirigeante, auquel assistaient des journalistes.

Il a dit à Aung San Suu Kyi qu'il était "impatient de connaître les progrès" faits pour que les responsable de ces crimes répondent de leurs actes.

"Génocide" selon l'ONU

Sous la menace de l'armée et de milices bouddhistes, plus de 720.000 membres de cette minorité musulmane apatride dans ce pays majoritairement bouddhiste, ont fui la Birmanie depuis août 2017. Victimes d'un "génocide" selon l'ONU, ils vivent depuis dans d'immenses campements de fortune au Bangladesh.

Autrefois célébrée comme une icône de la lutte contre la dictature birmane, la réputation d'Aung San Suu Kyi comme défenseure des libertés a été mise à mal par son refus de condamner les violences contre les Rohingyas.

Les critiques de Mike Pence au sommet annuel de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) accentuent la pression contre la dirigeante qui s'est vu retirer par Amnesty International son prix d'"ambassadrice de conscience" cette semaine.

L'ONU a demandé mardi au Bangladesh de ne pas rapatrier cette semaine plus de 2.200 Rohingyas en Birmanie, alors que la perspective de ce retour avait semé la panique dans les camps de réfugiés.

B.L. avec AFP