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En Inde, plus de 2.000 patients infectés par le VIH lors de transfusions sanguines

Des poches de sang, dans une clinique de New Delhi, le 1er juin 2016.

Des poches de sang, dans une clinique de New Delhi, le 1er juin 2016. - Chandan Khanna - AFP

En Inde, plus de 2.000 patients ayant reçu des transfusions sanguines dans des hôpitaux ont été infectés par le VIH, au cours des 17 derniers mois, selon des données officielles mises à jour par un activiste indien.

Le chiffre est à peine croyable. Au cours des 17 derniers mois, au moins 2.234 malades indiens ont contracté le virus du VIH en recevant des transfusions sanguines en milieu hospitalier, selon des données de l'agence nationale chargée de la lutte contre le sida (NACO), une organisation dépendant du ministère de la Santé indien, rapporte la BBC.

Mauvaise détection 

Des milliers de malades ont ainsi reçu des transfusions de sang contaminé stocké dans plusieurs hôpitaux du pays, entre octobre 2014 et mars 2016. Le plus grand nombre d'infections a été recensé dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, situé dans le nord de l'Inde, avec 361 cas. La capitale du pays, New Delhi, n'a pas été épargnée, et 264 patients y ont été contaminés par le VIH.

Les informations ont été obtenues et rendues publiques par un activiste indien, Chetan Kothari, qui a soumis une demande de droit à l'information, permettant d'avoir accès aux données de l'administration. 

"Je voulais savoir ce que faisait le gouvernement pour assurer aux gens qu'ils ont accès à du sang non contaminé", a expliqué ce militant. "Ces données montrent que le sang n'est pas soumis à une détection du VIH en dépit de la connaissance des risques", estime-t-il.

2,5 millions d'Indiens atteints du sida

Les autorités indiennes ont reconnu que l'accès à du sang non contaminé est difficile dans le pays, notamment dans les zones rurales, où les appareils de détection du virus manquent cruellement. 

Sur son site internet, la NACO explique que le gouvernement indien travaille à une amélioration du suivi du sang, ainsi que des technologies pour empêcher toute transmission du sida. La loi indienne prévoit que les hôpitaux testent les donneurs et leur sang pour toute sorte d'infection, dont le VIH, l'hépatite B et C et le paludisme.

Selon les statistiques officielles, quelque 2,5 millions d'Indiens sont porteurs du virus du sida, sur une population de 1,25 milliard de personnes, selon les statistiques officielles.

A.S.