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La présidente sud-coréenne destituée abandonne ses 9 chiens et provoque l'indignation

L'ex-présidente de Corée du Sud, le 29 novembre 2016 à Séoul.

L'ex-présidente de Corée du Sud, le 29 novembre 2016 à Séoul. - Jeon Heon-Kyun-AFP

Elle a quitté la présidence de la Corée du Sud en laissant ses neuf chiens. Park Geun-Hye, qui se mettait souvent en scène avec ses jindo, a déménagé sans emmener ses fidèles compagnons. Une association de défense des animaux a porté plainte.

En quittant son palais, la présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye a abandonné le pouvoir mais aussi ses plus loyaux compagnons: neuf jindo, des chiens de chasse coréens réputés pour leur fidélité. Ils étaient surnommés les "premiers chiens", comme le rappelle Korea Times.

Quelques jours après sa disgrâce prononcée par la justice, les internautes se répandaient mardi en commentaires scandalisés sur les réseaux sociaux pour s'inquiéter du sort des canidés présidentiels. "Comment peut-on abandonner sa propre famille comme on jetterait une vieille paire de chaussures?", s'est indigné un utilisateur d'Instagram. "Les jindo ne trahissent jamais leur maître mais c'est madame Park qui les a trahis", a déploré un utilisateur de Twitter.

Elle se présentait en "amoureuse des animaux"

Lorsque Park Geun-Hye était entrée en fonctions en février 2013, elle avait débarqué à la Maison Bleue, la résidence officielle sud-coréenne, avec deux chiots appelés Saerom et Heemang - "nouveauté" et "espoir" en coréen - qui lui avaient été offerts par ses anciens voisins. 

Les chiens étaient immédiatement devenus des stars. Park Geun-Hye postait régulièrement sur sa page Facebook des photographies d'elle-même avec ses compagnons, expliquant en plaisantant que c'était eux "les véritables tenants du pouvoir". Elle se présentait comme une "amoureuse des animaux", assurant qu'ils ne "trahissent pas leur maître". Le couple de chiens avait eu deux portées, une première de cinq chiots qui avaient été adoptés, et une seconde de sept.

Une plainte pour violation de la loi sur la protection animale

Mais lorsque l'ex-chef de l'État a quitté les lieux dimanche, deux jours après la confirmation de sa destitution par la Cour constitutionnelle à la suite d'une vaste affaire de corruption, elle a laissé derrière elle les neuf jindo. Un porte-parole de la présidence a expliqué que le personnel prenait soin d'eux pour l'instant et qu'un nouveau foyer leur serait trouvé. "Nous avons l'intention de les donner à des gens qui prendront bien soin des chiens", a-t-il déclaré à l'AFP.

Un porte-parole de la Maison Bleue a cependant affirmé à Reuters que Park Geun-Hye n'avait pas abandonné ses chiens, rapporte la BBC, elle a préféré les laisser sur place, estimant qu'ils ne parviendraient pas à s'adapter à leur nouvelle maison.

Une association de défense des animaux a annoncé avoir porté plainte contre Park Geun-Hye pour violation de la loi sur la protection animale. Une autre organisation, qui lui a régulièrement demandé d'interdire la consommation de viande de chien en Corée du Sud, s'est portée volontaire pour les accueillir.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP