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Corée du sud: protestation contre l'ouverture d'une fondation pour les "femmes de réconfort"

Vue de Séoul. (illustration)

Vue de Séoul. (illustration) - Nicolas Nova - flickr CC

Des heurts ont éclaté à Séoul jeudi entre la police et des manifestants sud-coréens qui voulaient perturber la cérémonie d'ouverture d'une fondation pour les femmes contraintes à l'esclavage sexuel par l'armée japonaise durant la Seconde guerre mondiale. La question des "femmes de réconfort" empoisonne les relations entre la Séoul et Tokyo depuis des décennies, nombre de Sud-coréens y voyant le symbole des abus et violences commis par les Japon sous sa domination coloniale de 1910 à 1945.

Les deux pays ont conclu en décembre un accord "définitif et irréversible" aux termes duquel le Japon offre ses "excuses sincères" et verse 1 milliard de yens (7,5 millions d'euros) de dédommagement pour financer une fondation afin d'aider les "femmes de réconfort" sud-coréennes toujours en vie.

Mais cet accord est dénoncé par certaines femmes et par des militants sud-coréens qui dénoncent le refus de Tokyo de reconnaître sa responsabilité légale.

"Vous ne pouvez faire taire les victimes avec de l'argent", ont lancé quelques dizaines de manifestants lors de la cérémonie d'ouverture jeudi de la fondation, brandissant des pancartes avec le slogan: "Ce n'est pas ce que veulent les femmes de réconfort".

Quelques étudiants ont réussi à forcer l'entrée de la fondation où devait se tenir une conférence de presse. Ils ont été évacués par la police. La plupart des historiens estiment que jusqu'à deux cent mille femmes, pour la plupart des Coréennes, mais aussi des Chinoises, des Indonésiennes et des ressortissantes d'autres pays asiatiques, ont été enrôlées de force dans les bordels de l'armée impériale japonaise. 

la rédaction avec AFP