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Un pompier rescapé décrit "l'enfer" de Tianjin

Xiao Xu est un des pompiers qui a survécu à l’enfer à Tianjin le 12 août. Il n’a que 18 ans. Il faisait partie du premier groupe de soldats du feu envoyé pour intervenir sur l’incendie d’un entrepôt de produits chimiques, avant que deux explosions dévastatrices n’aient lieu.

Xiao Xu est un des pompiers qui a survécu aux explosions survenues à Tianjin, en Chine. Ce jeune de 18 ans faisait partie du premier groupe de soldats du feu envoyé pour intervenir sur l’incendie, juste avant que deux explosions géantes n’aient lieu.

"Le ciel entier était en flamme. L’onde de choc m’a projeté en l’air. Mon casque a été arraché. J‘étais comme dans un monde différent, avec des flammes qui tombaient comme des gouttes de pluie sur ma tête. La visibilité était limitée à quatre ou cinq mètres. (…) Puis il y a eu de petites explosions", raconte Xiao Xu depuis son lit d'hôpital.

85 pompiers morts

"J’ai cherché un endroit sûr où me réfugier et j’ai cherché mes collègues. Mais je n’ai vu aucun d’entre eux. La visibilité était très faible. Je les ai appelés, mais personne n’a répondu. J’ai alors essayé de m'échapper avec un chef de section et un officier. Nous n’avions plus nos casques. C‘était chaotique. Je ne voyais rien. C'était comme l’enfer", décrit-il. 
Projeté par l'onde de choc, il raconte ensuite: "nous n’avions plus nos casques. C‘était chaotique. Je ne voyais rien. C'était comme l’enfer", décrit-il.

Xiao Xu a notamment perdu un de ses collègues qui venait de fête ses 23 ans. Le bilan de la catastrophe s'est alourdi lundi à 114 morts, dont 85 pompiers, tandis que 70 personnes étaient portées disparues.

L'information verrouillée

L'interview de Xiao Xu a été réalisée par une journaliste de la chaîne d'Etat chinoise CCTV qui ne précise pas l'ampleur de ses blessures. Le régime verrouille l'information à chaque grand désastre et la censure sur les événements de Tianjin continue de battre son plein sur l'Internet chinois, supprimant les articles jugés alarmistes et ratissant les réseaux sociaux.

D’ordinaire peu enclins à critiquer les autorités, les médias chinois s’en sont vivement pris au gouvernement local lundi, dénonçant le manque de transparence.

K. L.