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Hollande est arrivé en Chine pour une visite d'Etat de deux jours

François Hollande et plusieurs de ses ministres accueillis à leur arrivée à Pékin, jeudi 25 avril,

François Hollande et plusieurs de ses ministres accueillis à leur arrivée à Pékin, jeudi 25 avril, - -

Au menu de cette visite d’État, entretien sur le déficit commercial, signature de contrats et relations diplomatiques autour de la crise coréenne.

C'est le premier dirigeant occidental reçu en visite officielle par Xi Jinping, le nouvel homme fort de la Chine. Le président français François Hollande est arrivé jeudi à Pékin pour une visite de deux jours. But affiché: rééquilibrer les échanges commerciaux et nouer une relation personnelle avec la nouvelle direction chinoise.

Le président français doit s'entretenir à trois reprises avec son nouvel homologue chinois Xi Jinping, qui a pris ses fonctions de chef de l'Etat il y a cinq semaines. Pour ce séjour de 37 heures qui doit aussi le mener à Shanghaï, François Hollande est accompagné de huit ministres et d'une soixantaine de dirigeants d'entreprises.

Face à ses interlocuteurs chinois, le président français plaidera pour une réduction du déficit commercial abyssal qui plombe le commerce extérieur français avec la Chine. Celui-ci s'est encore élevé l'an dernier à près de 26 milliards d'euros, soit 40% environ du déficit extérieur global accusé par l'économie française.

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Nucléaire civil et commande d'Airbus

Plusieurs accords institutionnels et quelques contrats pourraient être signés jeudi. De nouvelles commandes d'Airbus A320 et de long-courriers sont ainsi attendues.

Dans le nucléaire civil, deux lettres d'intention seront vraisemblablement signées, portant sur la construction d'un centre de retraitement des déchets similaire à celui de La Hague, et une nouvelle tranche de deux réacteurs EPR à Taishan.

Renault pourrait également obtenir le feu vert définitif de Pékin pour construire, en alliance avec son partenaire chinois Dongfeng, une usine qui produirait 150.000 véhicules par an à Wuhan (centre).

Enfin, au chapitre diplomatique, il devrait interroger son homologue chinois sur son analyse du regain de tension dans la péninsule coréenne, Pékin restant le principal allié de la Corée du Nord.


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