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Angela Merkel adresse ses 16e et derniers vœux aux Allemands, évoquant une année 2021 "difficile"

Angela Merkel

Angela Merkel - Markus Schreiber / POOL / AFP

Angela Merkel quittera la tête du gouvernement allemand en septembre 2021. Depuis la Chancellerie, elle a adressé mercredi ses ultimes vœux pour la nouvelle année à ses compatriotes.

La crise "historique" du coronavirus est appelée à se prolonger en 2021, a prévenu mercredi la chancelière allemande Angela Merkel dans ses vœux du Nouvel An, même si le vaccin apporte de l"'espoir". "Ces jours et ces semaines (...) sont des temps difficiles pour notre pays. Et cela va durer encore un bon moment", a déclaré la chancelière dans son allocution, la seizième et dernière du genre car elle bouclera son quatrième et dernier mandat en septembre 2021. "L'hiver reste difficile", a ajouté celle qui dirige depuis 15 ans la première économie européenne, qualifiant de nouveau la pandémie de "crise historique".

Les ravages de la seconde vague

Longtemps considérée comme une "bonne élève" européenne de la gestion de l'épidémie, l'Allemagne a été frappée de plein fouet par la deuxième vague du coronavirus et a dû décréter un nouveau confinement partiel au moins jusqu'au 10 janvier. "Les défis que nous pose la pandémie restent immenses", a-t-elle insisté, remerciant la grande majorité des Allemands pour avoir respecté les consignes de réductions des contacts visant à lutter contre la propagation du virus.

Au total, 32.107 personnes ont succombé au virus en Allemagne depuis le début de la pandémie, selon les derniers chiffres de l'institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI). Le bilan journalier des morts a pour la première fois dépassé le millier mercredi, un record que le RKI a aussi expliqué par un effet de rattrapage, les autorités sanitaires régionales lui ayant envoyé des données incomplètes en raison des fêtes de Noël.

Des théories complotistes "cyniques et cruelles"

Eu égard à tous les morts et à leurs proches, la chancelière a fustigé le mouvement des corona-sceptiques dans le pays, qui se sont illustrés par plusieurs grandes manifestations en partie accompagnées de violence cette année.

"Je ne peux qu'imaginer l'amertume ressentie par ceux qui porte le deuil d'un être cher à cause du coronavirus, ou ceux qui continuent à souffrir de séquelles, quand l'existence du virus est contestée ou niée par certains", a-t-elle dit. "Les théories du complot ne sont pas seulement fausses et dangereuses, elles sont aussi cyniques et cruelles envers ces personnes", a-t-elle martelé.

L'année à venir est plus que jamais placée sous le signe de l'espoir, a-t-elle toutefois estimé, en référence au début des vaccinations dans le pays et en Europe. "Depuis quelques jours, l'espoir a un visage: celui des premiers vaccinés" dans les maisons de retraite et le personnel soignant. Depuis ses quinze ans à la tête de l'exécutif, "jamais nous n'avons, malgré les inquiétudes, eu autant hâte d'entrer dans une nouvelle année", a-t-elle jugé.

R.V. avec AFP