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Trump se dit prêt à ce que le shutdown dure plus d'un an

Donald Trump se dit prêt à ce que le shutdown dure plus d'un an

Donald Trump se dit prêt à ce que le shutdown dure plus d'un an - Brendan Smialowski - AFP

Le président américain Donald Trump s'est dit vendredi "prêt" à ce que le shutdown, la paralysie partielle des administrations fédérales, dure des mois, voire plus d'un an, même s'il a estimé que ce scénario était peu probable.

Donald Trump a une nouvelle fois défendu bec et ongles vendredi son projet de mur à la "dangereuse" frontière sud des Etats-Unis, avertissant qu'il était prêt à ce que la paralysie partielle de l'administration fédérale dure plusieurs mois, voire plus d'un an.

La construction d'un mur à la frontière avec le Mexique est une question de "sécurité nationale", a-t-il martelé. "Ce n'est pas un jeu", a-t-il ajouté, évoquant même la possibilité d'avoir recours à une procédure d'urgence lui permettant de contourner le Congrès.

Si le président américain a évoqué des discussions "très très productives" avec ses adversaires politiques, les responsables démocrates venus à sa rencontre à la Maison Blanche ont donné un compte-rendu de l'entrevue nettement moins optimiste.

Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat et Nancy Pelosi, nouvelle "Speaker" de la Chambre des représentants, ont parlé de discussions "tendues", appelant une nouvelle fois le président à ne pas retenir des centaines de milliers d'Américains en otage.

"Des mois voire des années"

Selon Chuck Schumer, Donald Trump a même indiqué qu'il était prêt à ce que le "shutdown" dure "pendant très longtemps, des mois, voire des années". "Oui, j'ai dit cela", a confirmé le locataire de la Maison Blanche peu après.

"Je ne pense que cela sera le cas, mais je suis prêt", a-t-il ajouté, affirmant par ailleurs qu'un compromis pourrait être trouvé "très rapidement".

De nouvelles discussions sont prévues dans les jours à venir. "J'ai nommé un groupe, nous allons nous voir ce week-end", a déclaré le président américain, précisant que le vice-président Mike Pence mènerait les discussions.

G.D. avec AFP