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Pour Trump, la seconde accusation contre le juge Kavanaught ne vaut rien

Donald Trump.

Donald Trump. - Erik de Castro - AFP

Le président américain s'est exprimé sur les accusations visant son candidat à la Cour suprême, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Donald Trump a dénoncé ce mardi le témoignage de la seconde accusatrice de son candidat à la Cour suprême, jugeant qu'elle n'avait "rien" pour prouver que Brett Kavanaugh s'était mal conduit dans sa jeunesse.

Le magistrat conservateur de 53 ans semblait en bonne voie d'être confirmé juge à la Cour suprême quand une ancienne connaissance de lycée l'a accusé il y a une dizaine de jours d'une agression sexuelle remontant aux années 1980, qu'il nie vigoureusement.

"Elle était saoule"

Dans la foulée, une autre femme, Deborah Ramirez, 53 ans, est sortie de l'ombre. Elle assure que Brett Kavanaugh a, lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale dans les années 1980, sorti son sexe devant elle, si près qu'elle avait dû le toucher pour le repousser.

La magistrat a hurlé à la "calomnie" et est allé lundi sur les plateaux de télévision pour clamer son innocence. Mardi, le président Trump, qui lui maintient un soutien inconditionnel, s'en est pris à Deborah Ramirez.

"La seconde accusatrice n'a rien. Elle s'imagine qu'il a pu s'agir de lui ou peut-être pas", a-t-il commenté, en dressant la liste des points faibles de son témoignage: "Elle admet qu'elle était saoule, totalement confuse", "elle admet des trous de mémoire".

"Insulte à notre pays"

Rejeter la candidature du juge Kavanaugh "à cause de ça" serait "une terrible insulte à notre pays", a ajouté le milliardaire républicain, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. "On ne peut pas l'autoriser".

Dénonçant un "jeu de dupes" mené par les démocrates, il n'est toutefois pas revenu à la charge contre la première accusatrice.
A.S. avec AFP