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Les écoles de Los Angeles rouvrent après une menace sans fondement

Le stade d'une école fermé mardi, à Los Angeles.

Le stade d'une école fermé mardi, à Los Angeles. - David McNew - Getty Images North America - AFP

Les écoles de Los Angeles vont rouvrir mercredi après des menaces qui ont privé de cours des centaines de milliers d'enfants, et ont au final été jugées sans fondement par les autorités américaines.

Après avoir inspecté 1.531 sites scolaires et enquêté pendant 12 heures, le FBI en est convaincu: la menace d'attaques dans des écoles, reçue dans la nuit de lundi à mardi par des membres du conseil d'administration de l'autorité des établissements scolaires publics de Los Angeles (LAUSD), n'était pas "crédible", a confirmé le maire de Los Angeles, Eric Garcetti.

La décision avait été prise mardi pour la première fois depuis des décennies de garder fermées quelque 1.000 écoles de Los Angeles, privant de cours plus de 640.000 élèves et lycéens. Les autorités ont admis que ce choix avait perturbé la vie de milliers de familles mais qu'il avait pris "par abondance de précaution", au regard de la fusillade de San Bernardino, à une heure de Los Angeles, survenue il y a deux semaines, qui a fait 14 victimes et 22 blessés.

"Un canular pour perturber les écoles"

D'après plusieurs médias américains dont le Los Angeles Times, l'adresse IP des emails aurait été localisée à Francfort en Allemagne. Eric Garcetti a appelé à la prudence avant de qualifier l'incident de "canular" ou de "manoeuvre criminelle pour tester la vulnérabilité de plusieurs grandes villes", assurant qu'il était "trop tôt pour conclure en faveur de l'un ou de l'autre".

"Ce que l'on sait en revanche, c'est que nos enfants pourront retourner à l'école mercredi en sécurité", a insisté le maire de la mégalopole californienne. Plus tôt, un représentant démocrate de Californie, Adam Schiff, avait mis en doute sur Twitter le sérieux des menaces: "les évaluations préliminaires laissent penser qu'il s'agissait d'un canular pour perturber les écoles des grandes villes".

"Ils veulent instiller la peur et perturber la routine"

New York, plus grande ville américaine, a également reçu des menaces similaires mais les a ignorées après les avoir jugées non sérieuses. Bill Bratton, qui dirige la police de New York, a accusé Los Angeles d'avoir "fortement sur-réagi". "C'est ce qu'ils veulent. Que ce soit un canular ou des terroristes, ils veulent instiller la peur et perturber la routine", a fait valoir celui qui avait dirigé la police de Los Angeles, le LAPD, entre 2002 et 2009.

L'attentat de San Bernardino, commis par un couple d'origine pakistanaise qui se serait radicalisé, peu après ceux de Paris, a attisé les craintes liées au terrorisme aux Etats-Unis. 40% des personnes interrogées pour un sondage Wall Street Journal/NBC News jugent que la sécurité nationale et le terrorisme devraient être la priorité du gouvernement, et un quart d'entre elles ont peur que leur famille soit touchée par un attentat.

Alexandra Gonzalez avec AFP