BFMTV

Le gendre de Trump a rencontré quatre fois des officiels russes mais nie toute collusion

Le haut conseiller à la Maison Blanche et gendre de Donald Trump Jared Kushner, le 19 juillet 2017 à Washington DC.

Le haut conseiller à la Maison Blanche et gendre de Donald Trump Jared Kushner, le 19 juillet 2017 à Washington DC. - Brendan Smialowski - AFP

Jared Kushner doit être entendu ce lundi par la commission du renseignement du Sénat américain. Une enquête tente de déterminer s'il existe des liens entre l'ingérence présumée de la Russie dans les élections américaines de 2016 et l'entourage de Donald Trump.

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, s’est expliqué ce lundi pour la première fois sur ses contacts avec des officiels russes et des individus liés au Kremlin lors de l’année passée.

Dans un communiqué rendu public quelques heures avant son audition devant la commission du renseignement du Sénat américain, le mari d’Ivanka Trump concède avoir rencontré quatre fois des Russes pendant la campagne présidentielle puis lors de la période de transition, mais nie toute "collusion" qui aurait pu avantager son beau-père.

"Je n’ai pas eu de contacts inappropriés. Il n’y a pas eu de collusion, ni de ma part ni, à ma connaissance, de celle de quiconque dans la campagne, avec quelque gouvernement étranger que ce soit", affirme-t-il dans son communiqué.

Le gendre de Donald Trump assure que ces démarches avaient pour seul but d’établir des contacts à l’étranger pour l’équipe de transition de Donald Trump. Jared Kushner a par ailleurs reconnu avoir tenté à la même période d’avoir une ligne de communication la plus directe possible avec le président russe Vladimir Poutine, relève le New York Times, notamment en rencontrant l’ambassadeur russe à Washington DC Sergueï Kislyak début décembre.

Cette tentative de ligne directe avait été perçue comme une tentative d'établir un canal secret de communication avec le Kremlin. 

"Je ne dépendais pas de fonds russes pour financer mes affaires dans le secteur privé", ajoute-t-il dans le document. Le 13 décembre 2016, Jared Kushner a en effet rencontré le banquier russe Sergueï Gorkov, sous l’impulsion de Kislyak. Le rendez-vous aurait été arrangé toujours dans l’optique d’établir une ligne directe avec la président russe, et pour "donner un aperçu de comment Poutine voyait la nouvelle administration et voir comment travailler ensemble au mieux", relaie le Washington Post.

Un rendez-vous entre Donald Trump Jr. et un avocat russe

Dans son communiqué, Jared Kushner affirme également qu’il n’était pas au courant qu’un rendez-vous organisé en juin 2016 par Donald Trump Jr., le fils du président américain, avec un avocat russe, avait pour but de récolter des informations contre Hillary Clinton pour aider la campagne Trump.

L’époux d’Ivanka Trump assure n’avoir eu aucun intérêt pour ce rendez-vous et avoir même demandé à son assistante de l’aider à en sortir plus tôt que prévu. Il affirme aussi n’avoir pas lu un e-mail transmis par Donald Trump Jr. assurant que le gouvernement russe donnait des informations compromettantes sur Hillary Clinton pour aider la campagne de Trump.

Jared Kushner, le mari d'Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, doit témoigner sur "l'affaire russe" à huis clos lundi devant la commission du renseignement du Sénat, puis mardi devant celle de la Chambre des représentants.

Depuis le mois de mai, une équipe d'enquêteurs dirigée par le procureur et ancien directeur du FBI Robert Mueller tente de déterminer s'il existe des liens entre l'ingérence présumée de la Russie dans les élections américaines de 2016 et d'anciens responsables de la campagne de Donald Trump, les membres de sa famille et peut-être le président lui-même.

Liv Audigane, avec AFP