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Hillary Clinton accuse WikiLeaks d'être à la solde du renseignement russe

Hillary Clinton, en juin 2017.

Hillary Clinton, en juin 2017. - Monica Schipper - Getty - AFP

L'ex-candidate à la présidentielle américaine s'en prend au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, dans une interview accordée à la télévision australienne.

En pleine tournée mondiale pour la promotion de son livre What Happened, Hillary Clinton règle ses comptes avec le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Invitée de l'émission Four Corners, à la télévision australienne, l'ex-candidate à la présidentielle américaine accuse l'organisation, à l'origine de la diffusion de nombreux documents et données liés à des affaires de corruption ou d'espionnage, d'être au service du renseignement russe, rapporte le Guardian.

"Une filiale intégrale du renseignement russe"

Dans cette interview, qui doit être diffusée ce lundi, Hillary Clinton estime que Julian Assange est un "opportuniste nihiliste aux ordres d'un dictateur". Et l'ancienne secrétaire d'Etat d'ajouter que "désormais, en pratique, WikiLeaks est malheureusement une filiale intégrale du renseignement russe", avant de faire remarquer que l'organisation "ne publie jamais rien concernant la Russie". 

L'ex-secrétaire d'Etat fait ainsi référence aux piratages d'e-mails de son équipe de campagne, diffusés sur WikiLeaks, qui seraient l'œuvre de hackers pilotés par le renseignement russe, et dont Hillary Clinton estime qu'ils faisaient partie d'une vaste campagne ordonnée par le Kremlin pour la mettre en difficultés et favoriser son rival, Donald Trump, dans la course à la Maison Blanche. 

Pour rappel, quelques jours avant l'élection du 8 novembre, plus de 2.000 mails du directeur de campagne de la candidate démocrate avaient été diffusés par WikiLeaks, après que le Washington Post avait publié une archive vidéo embarrassante pour Donald Trump, dans laquelle il tenait des propos sexistes et obscènes.

"Poutine m'en voulait"

Selon Hillary Clinton, cette campagne du Kremlin pourrait s'expliquer par la rancœur de Vladimir Poutine à son égard. "Nos services de renseignement et d’autres observateurs de la Russie et de Poutine ont affirmé qu’il m’en voulait car, en tant que secrétaire d’État, j’ai agi contre certaines de ses initiatives et son autoritarisme", explique-t-elle ainsi auprès de la télévision australienne. 

Les propos de la démocrate ont d'ores et déjà fait réagir Julian Assange, qui estime sur Twitter qu'Hillary Clinton "ment constamment" et porte en elle "quelque chose de mauvais". 

A.S.