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Trump dénonce une "insulte" à ses électeurs après l'annonce de sa suspension de Facebook pour deux ans

Donald Trump, alors président américain, parle à la presse à la Maison Blanche, à Washington, le 19 août 2020.

Donald Trump, alors président américain, parle à la presse à la Maison Blanche, à Washington, le 19 août 2020. - Brendan Smialowski © 2019 AFP

L'ancien président a estimé que le réseau social "ne devrait pas être autorisé à s'en tirer avec cette censure et ce muselage".

Donald Trump a dénoncé vendredi une "insulte" faite aux "75 millions" d'Américains qui ont voté pour lui en 2020, après l'annonce de sa suspension de Facebook pour deux ans.

"La décision de Facebook est une insulte" aux "75 millions de personnes qui ont voté pour nous en 2020", a affirmé l'ex-président dans un communiqué, ajoutant que le géant des réseaux sociaux "ne devrait pas être autorisé à s'en tirer avec cette censure et ce muselage".

"A la fin, nous allons gagner. Notre pays ne peut plus supporter ces abus!", a-t-il conclu.

L'ex-président américain ne pourra revenir que quand les "risques pour la sécurité du public auront disparu", a précisé la plateforme, qui l'avait exclu temporairement le 7 janvier dernier pour avoir encouragé ses partisans lors de l'attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent.

Le géant des réseaux sociaux a créé une nouvelle règle sur mesure par rapport aux événements du 6 janvier, avec des sanctions allant d'un mois à deux ans de suspension pour les personnalités publiques en cas de troubles et de violences, d'après un communiqué. Dans ce contexte, les récidivistes pourront être bannis pour de bon.

La fin du traitement de faveur pour les politiques

Facebook avait demandé à son tout jeune conseil de surveillance d'évaluer la pertinence de l'exclusion pour une durée indéfinie de Donald Trump, mais l'instance avait renvoyé la balle dans son camp début mai. Le conseil avait surtout appelé le réseau à clarifier ses règles "arbitraires" : "les mêmes règles devraient s'appliquer à tous les utilisateurs" avaient insisté ses membres internationaux et indépendants.

Dont acte: Facebook vient de mettre fin à l'immunité très controversée dont bénéficiaient les élus et candidats qui enfreignent ses règles, au nom de "l'intérêt du public à s'informer".

"Quand nous évaluons des contenus en termes d'importance pour l'information, nous ne traiterons pas les propos des politiciens différemment de ceux des autres", a indiqué le groupe californien.
H.G. avec AFP