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Réforme de la santé, le bilan du mandat Obama

D’ici 2014, chaque personne a l’obligation de souscrire une assurance, sous peine de sanctions financières.

D’ici 2014, chaque personne a l’obligation de souscrire une assurance, sous peine de sanctions financières. - -

Quel bilan pour la réforme du système d'assurance maladie du président Obama ?

A quelques semaines de l’élection, Barack Obama tente de mettre en avant son bilan. L'occasion de s'intéresser à sa réforme du système d’assurance maladie, une des mesures phares de son mandat. Qu’en est il désormais de ce système de couverture ?

BFMTV est partenaire du journal Le Monde qui publie un supplément sur les élections américaines.

>> Retrouvez notre dossier sur la présidentielle américaine

Obligation de souscrire une assurance

Une couverture santé pour tous : c’est l’objectif principal de la réforme de l’assurance maladie de Barack Obama. Aux Etats Unis, près de 50 millions de personnes vivent sans aucune assurance médicale. Résultat, en 2007, un an avant l’élection d’Obama, les dépenses de santé étaient en cause dans près de deux tiers des faillites économiques personnelles. La réforme met fin à cette situation. D’ici 2014, chaque personne a l’obligation de souscrire une assurance, sous peine de sanctions financières. Des crédits d’impôts aideront les familles modestes à souscrire un contrat.

Romney a promis de supprimer cette loi

La loi interdit également le plafonnement des remboursements et impose aux assureurs de proposer une couverture à quiconque, quelle que soit sa situation médicale antérieure.

Cette réforme est le résultat d’un long combat pour l’administration Obama : votée en novembre 2009 au Sénat, elle n’a été validée définitivement par la Cour Supreme qu’en juin dernier. Mais elle continue néanmoins de nourrir le mécontentement. Pour une large frange de la population, l’obligation de souscrire une assurance est contraire aux libertés individuelles.

S’il est élu président, Mitt Romney a promis de supprimer cette loi dès son entrée en fonction.

Antoine Pollez