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Obama : un discours sur l'état de l'Union ambitieux et "optimiste"

Dans cette intervention d'une heure, largement consacrée aux questions intérieures, le dirigeant démocrate a aussi confirmé le retour de la moitié du contingent américain d'Afghanistan d'ici un an.

Dans cette intervention d'une heure, largement consacrée aux questions intérieures, le dirigeant démocrate a aussi confirmé le retour de la moitié du contingent américain d'Afghanistan d'ici un an. - -

Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, le président américain Barack Obama a appelé le Congrès à agir sur la règlementation des armes à feu, le climat et surtout la reprise économique.

Ambitieux et "optimiste", le président américain. Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, Barack Obama a appelé le Congrès à agir sur la réglementation des armes à feu, le climat et surtout la reprise économique.

Dans cette intervention d'une heure, largement consacrée aux questions intérieures, le dirigeant démocrate a aussi confirmé le retour de la moitié du contingent américain d'Afghanistan d'ici un an et a annoncé le lancement de négociations sur une zone de libre-échange avec l'Union européenne. Un programme ambitieux, d'autant plus qu'il doit faire face à une cohabitation avec les républicains. Revue de détails.

> Un discours-émotions sur les armes à feu

• Lutter contre les armes à feu. Le grand moment d'émotion de la soirée s'est produit lorsque Barack Obama a appelé avec passion le Congrès à renforcer la réglementation des armes à feu, se référant au massacre d'écoliers à Newtown en décembre.

• Les familles des victimes invitées. Plusieurs élus démocrates avaient d'ailleurs invité des familles de victimes de diverses fusillades à assister au discours. Salué par une ovation de 30 secondes, Barack Obama a pris les élus à témoin de la détresse de ses parents, et affirmé qu'ils "mérit(aie)nt un vote" du Congrès, comme les victimes de Newtown et celles d'autres fusillades récentes.

> Son plan pour une relance économique

• Investir dans la croissance. Si les opposants républicains prônent des coupes budgétaires drastiques, Barack Obama, lui, estime que ces coupes "ralentiraient certainement notre reprise, et nous coûteraient des centaines de milliers d'emplois". Selon lui, il faut au contraire investir dans une croissance solide à long terme (lien en anglais), qui "ne devrait pas augmenter notre déficit d'un centime".

• Construire un nouveau partenariat avec l'UE. En ce qui concerne l'Europe, Barack Obama a annoncé le lancement des négociations entre les Etats-Unis et l'Union européenne visant à instaurer une des plus importantes zones de libre-échange dans le monde.

Dans son discours, le président américain n'a donné aucun détail sur cet espace économique qui regroupe plus de 800 millions de consommateurs. Côté européen, la libéralisation des échanges devrait faire débat, notamment sur l'agriculture et la question des organismes génétiquement modifiés (OGM), courants aux Etats-Unis et proscrits dans l'Union européenne.

• Protection de la planète. Sur un autre sujet dont l'avenir devrait être pavé d'embûches au Congrès, Barack Obama a appelé les élus à légiférer "rapidement pour protéger les générations futures" du réchauffement climatique, faute de quoi il a promis d'agir par la voie réglementaire.

> Politique extérieure : la Corée dans le collimateur

• Répondre à la Corée du Nord. Sur le plan extérieur, le président américain a promis une "action ferme" face aux "provocations" de la Corée du Nord, qui avait mené quelques heures plus tôt son troisième essai nucléaire.

• Négocier avec la Russie. Egalement sur le nucléaire, il a dit vouloir négocier avec la Russie une réduction supplémentaire de l'arsenal des deux pays.

• Partir d'Afghanistan. Il a également énoncé l'objectif de rapatrier d'Afghanistan dans les 12 mois à venir plus de la moitié des 66.000 soldats américains déployés sur place. A la fin 2014, "notre guerre en Afghanistan sera terminée", a-t-il assuré.

• Immigration. Le président américain a également défendu une remise à plat du système d'immigration, un sujet auquel certains républicains ont semblé être plus favorables depuis l'élection de novembre, où ils ont été boudés par les électeurs issus des minorités.