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Menacer Barack Obama sur Twitter peut coûter très cher

Barack Obama a ouvert son compte Twitter personnel, lundi 18 mai.

Barack Obama a ouvert son compte Twitter personnel, lundi 18 mai. - Mandel Ngan - AFP

Après l'ouverture de son compte Twitter personnel, lundi, Barack Obama a reçu de nombreux messages de soutien, mais également un déferlement de tweets insultants. Des messages provocants qui pourraient coûter cher à leurs auteurs. Explications.

La tentation peut être grande pour certains, mais mieux vaut s'abstenir. A peine son compte Twitter personnel ouvert, Barack Obama se retrouve déjà face à une armée de trolls, bien décidés à lui faire savoir tout le mal qu'ils pensent de lui, en l'interpellant directement sur ce fameux nouveau compte, @POTUS

Or Twitter a beau n'être qu'un réseau social, et un moyen d'expression virtuel donnant l'illusion d'entrer sans risques en communication avec des hommes politiques, des stars ou encore des têtes couronnées, les internautes ne doivent pas oublier qu'ils s'adressent au président des Etats-Unis, soit l'un des hommes les plus puissants au monde, rappelle le Washington Post.

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Ainsi, les centaines d'utilisateurs de Twitter s'étant empressés d'envoyer des messages à caractère graveleux et insultant, ou des menaces, à l'occupant du Bureau ovale dès la publication de son premier tweet pourraient bien le regretter.

Comme l'explique le site du quotidien américain, la Maison Blanche archive chacun des tweets mentionnant le nom de compte @POTUS, et de tous les comptes Twitter officiels liés à la présidence des Etats-Unis. Et ce pour une durée infinie. La mesure est d'ailleurs stipulée dans les règles de confidentialité en ligne de la Maison Blanche, directement consultables sur le site officiel de la présidence.

"Sur Twitter, la Maison Blanche archive automatiquement les tweets des comptes officiels de la Maison Blanche, les messages directs envoyés vers ou depuis les comptes officiels de la Maison Blanche, et les mentions envoyées par d'autres utilisateurs vers les comptes officiels de la Maison Blanche", peut-on ainsi y lire. Une pratique qui n'a rien d'extraordinaire puisqu'elle est appliquée par la plupart des réseaux sociaux, souligne le Washington Post.

Menacer le président américain expose à 5 ans de prison

Mais lorsqu'ils visent le président des Etats-Unis, ces tweets postés à la hâte, sans réfléchir aux conséquences, peuvent s'avérer très dangereux. Le site américain Daily Dot rappelle ainsi que menacer le locataire de la Maison Blanche est un crime de catégorie D, selon la loi fédérale américaine, qui peut déboucher sur une peine de cinq ans de prison et une amende de 250.000 dollars (soit plus de 220.000 euros).

Ce genre de condamnations a déjà été prononcé depuis l'arrivée de Barack Obama à la tête du pays, début 2009. Ainsi, en 2013, un homme, Jamar Sims, a été condamné à six mois de prison pour avoir tweeté: "Je vais assassiner le président Obama ce soir".