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La Tornado Alley, région cible des tornades aux Etats-Unis

Une tornade géante a frappé  l'Oklahoma

Une tornade géante a frappé l'Oklahoma - -

Alors que la ville de Moore, dans l'Oklahoma, a été dévastée par une tornade géante, zoom sur la Tornado Alley, où se rencontrent différentes masses d’air, créant des conditions très instables favorisant la naissance des tornades.

La catastrophe de Moore en est un exemple. L'Oklahoma, Etat du centre des Etats-Unis sur lequel s'est abattue la tornade meurtrière lundi, se situe en plein dans la Tornado Alley, l'"Allée des Tornades" en français, une zone des Etats-Unis particulièrement proprice aux phénomènes climatiques du genre. Une quinzaine d'Etats du centre du pays composent cette fameuse zone à risques.

Rencontre de masses d'air

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Dans cette Tornado Alley se rejoignent l’air froid venu du Canada, l’air sec des montagnes Rocheuses et l’air chaud et humide du Golfe du Mexique. Cette rencontre entre différentes masses d’air crée des conditions très instables qui favorisent la naissance des tornades.

Un terrain de jeu pour les "chasseurs de tornades". "On essaye de suivre les orages potentiellement 'tornadiques', des super-cellules qui peuvent produire des phénomènes tourbillonnaires violents", explique l'un d'eux, Christophe Hasselin, un Français qui se trouvait à trois kilomètres seulement de la tornade meurtrière de lundi.

"On a des données sur ordinateur, dans la voiture, pour essayer de suivre ces orages et de les filmer et photographier au mieux", poursuit-il.

Une tornade en pleine ville, un phénomène rare

Habituellement, ces tornades ne touchent que les grandes plaines inhabitées. Celle qui a ravagé hier la région d’Oklahoma City est exceptionnelle.

"Cela reste quelque chose de très rare. Un phénomène aussi intense arrive tous les deux ans", précise Christophe Hasselin.

Dans le cœur de la Tornado Alley, les normes de construction sont plus strictes qu’ailleurs aux Etats-Unis. La population et les médias locaux sont particulièrement préparés. Des mesures qui ont peut-être permis d'éviter un bilan encore plus lourd.

Adrienne Sigel et Grégoire Pelpel