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États-Unis: une grand-mère punit sa petite-fille et la force à courir, elle meurt d'épuisement

Joyce Hardin Garrard, condamnée à la prison à perpétuité après une punition qui tourne mal

Joyce Hardin Garrard, condamnée à la prison à perpétuité après une punition qui tourne mal - Flickr

Une Américaine de 50 ans a été condamnée à la perpétuité en Alabama pour avoir provoqué la mort de sa petite-fille. Ayant forcé la petite Savannah à courir jusqu’à ce que mort s’en suive, Joyce Hardin Garrard échappe à la peine de mort mais va passer le reste de sa vie en prison.

Joyce Hardin Garrard, 50 ans, a été condamnée à une peine de prison à perpétuité incompressible après avoir puni sa petite-fille. La raison de la punition: la petite Savannah Hardin, 9 ans, aurait menti à sa grand-mère au sujet de bonbons volés à un camarade.

D’après un voisin présent à la barre comme témoin, elle envoie alors Savannah courir pendant plus de deux heures autour de son domicile. "Joyce et Savannah étaient dans le jardin, et Joyce répétait à Savannah 'Continue à courir!'" témoigne ainsi Chad Jacobs.

"Elle va courir jusqu’à ce que je lui dise d’arrêter"

La fillette, victime selon le rapport d’autopsie de déshydratation extrême, vomit puis tombe dans le coma. Elle succombe au choc quelques jours plus tard à l’hôpital. Pour sa défense, Joyce Hardin nie avoir voulu blesser l’enfant. Elle donne sa version aux enquêteurs, arguant d’après le rapport de police que Savannah voulait courir pour progresser, après être arrivée deuxième à une course organisée par son école.

Le jour de l’instruction, les éléments à charge s’accumulent pour la prévenue. Le témoignage du voisin, mais surtout un extrait de vidéosurveillance dans lequel la grand-mère échange avec Raenna Holmes, un chauffeur de bus. On l'entend lui expliquer les faits et ajouter "Elle va courir jusqu’à ce que je lui dise d’arrêter." 

Pas de peine de mort

Le juge du comté d'Etowah a estimé que la fillette avait effectivement trouvé la mort des mains de sa grand-mère et a confirmé la peine recommandée par les jurés: la perpétuité.

Jugée en Alabama, l’un des 32 états américains qui pratiquent l’injection létale, Hardin échappe cependant à la peine capitale. Après l’annonce de la sentence, le procureur du district en charge de l'affaire a justifié ce choix. "Nous parlons de la peine de mort mais la vie en prison jusqu’à sa mort, c’est pour moi une peine de mort."