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Etats-Unis: un lycéen culotté obtient une interview avec le chef du Pentagone

Le ministre de la Défense James Mattis, le 29 juin 2017.

Le ministre de la Défense James Mattis, le 29 juin 2017. - John Thys - AFP

Un élève américain particulièrement rusé et culotté a réussi à décrocher une longue interview avec le ministre de la Défense James Mattis, pour le journal de son lycée.

Comme le dit l'expression, il y est allé au culot. Un élève américain en classe de seconde a obtenu contre toute attente, pour le journal de son lycée, un entretien avec le chef du Pentagone Jim Mattis, après avoir appelé un numéro qui traînait sur une photo de Donald Trump.

"J'ai appelé pour voir si c'était bien lui"

Sur le cliché, publié par le Washington Post en mai, on voit le président américain et son garde du corps marcher. Ce dernier porte des papiers sur lesquels un pense-bête est collé. Ceux qui ont une bonne vue, ou un bon zoom, ont pu lire: "Jim, Mad Dog, Mattis", avec un numéro de portable.

Avant que le journal n'ait le temps de retirer la photo, Teddy Fischer, élève du lycée Mercer Island dans l'Etat de Washington, sur la côte ouest des Etats-Unis, empoigne son téléphone et appelle, au culot. "J'ai appelé pour voir si c'était bien lui", a-t-il confié à la télévision locale King 5.

Interview de 45 minutes

Le ministre américain de la Défense ne décroche pas, mais Teddy Fischer ne décourage pas non plus. L'adolescent tente un SMS. A sa plus grande surprise, Jim Mattis rappelle pour caler une interview, qui durera finalement 45 minutes.

Quel conseil donneriez-vous aux lycéens effrayés par l'actualité, lui demande par exemple Teddy Fischer. "Si vous étudiez en particulier l'histoire, vous vous rendez compte que notre pays a connu pire" périodes, répond l'ancien général. Pourquoi le chef du Pentagone a-t-il décidé de s'ouvrir à un journal lycéen? "J'ai toujours essayé d'aider les élèves parce que je pense que nous devons cela aux jeunes, de leur transmettre ce que nous avons appris au fil du temps", a-t-il expliqué. Et aussi parce qu'il vient du même Etat de Washington.

A.S. avec AFP