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Etats-Unis: un détenu avoue sur la table d'exécution

Une salle d'exécution par injection létale dans une prison des Etats-Unis

Une salle d'exécution par injection létale dans une prison des Etats-Unis - -

Un Américain a avoué, juste avant de recevoir une injection à dose létale, le meurtre il y a 27 ans d'une jeune femme pour lequel il avait été condamné.

"C'est à ma très grande honte, dans l'agonie, que je dois confesser ce crime horrible", a déclaré un détenu américain avant d'être exécuté mardi soir par injection. William Happ, 51 ans dont 24 dans le couloir de la mort, a été condamné il y a 27 ans pour le meurtre d'une jeune femme.

Pardon à la famille de la victime

Dans sa dernière déclaration, le prisonnier a demandé pardon non seulement à la famille de la victime mais aussi "à ceux auxquels il a menti et fait croire en son innocence", alors qu'il était déjà attaché sur la table d'exécution.

William Happ, qui avait renoncé à tous ses appels, avait été condamné à mort pour le meurtre en 1986 d'Angie Crowley, une jeune femme d'Illinois qui venait d'emménager en Floride et qu'il avait rencontrée par hasard dans un parking.

Arrêté pour un autre motif, Happ, qui abusait alors de la drogue et de l'alcool, avait été confondu par l'empreinte de sa chaussure quand le corps de la jeune femme préalablement violée et étranglée avait été retrouvé dans un canal.

Nouveaux produits mortels controversés

Il a été exécuté par l'injection mortelle de midazolam hydrochloride, premier composant d'un cocktail mortel destiné à le faire sombrer dans l'inconscience, puis à le paralyser, et enfin à provoquer un arrêt cardiaque. Selon la presse locale, son exécution a duré plus d'un quart d'heure, plus longtemps qu'habituellement alors que le prisonnier était pris de sursauts et de mouvements corporels incohérents.

Il s'agit de la 80e exécution en Floride depuis le rétablissement de la peine capitale, en 1976. C'est la 31e cette année aux États-Unis, dont 6 dans cet État du sud-est.

Acculés à un épuisement de leurs stocks de pentobarbital, la plupart des États américains pratiquant la peine de mort se tournent vers de nouveaux produits ou de nouveaux fournisseurs, créant une controverse et une multiplication des recours en justice de prisonniers craignant de mourir dans des souffrances atroces. C'est le cas d'un autre condamné de Floride dont l'exécution est programmée mi-novembre.

M.G. avec AFP