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Etats-Unis: Hillary Clinton officiellement candidate à la présidentielle de 2016

Hillary Clinton, ici le 21 novembre 2014, part à l'assaut de la Maison Blanche.

Hillary Clinton, ici le 21 novembre 2014, part à l'assaut de la Maison Blanche. - Spencer Platt - Getty Images North America - AFP

Après avoir entretenu le suspense pendant de longs mois, la démocrate Hillary Clinton a annoncé ce dimanche sa candidature à l'investiture démocrate en vue de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2016.

Hillary Clinton part à l'assaut de la Maison Blanche. La démocrate Hillary Clinton, épouse de l'ancien président Bill Clinton, a officialisé ce dimanche sa candidature à la prochaine élection présidentielle américaine, qui se tiendra en 2016, par le biais de son président de campagne, cité par plusieurs médias américains dont le New York Times.

"C'est officiel: Hillary est candidate à la présidentielle", a écrit dans un courriel à des donateurs John Podesta, confirmant la nouvelle tentative de la démocrate pour devenir la première femme à diriger les Etats-Unis.

Cette annonce a été immédiatement suivie de la diffusion d'une vidéo (visible ci-dessous) sur le site hillaryclinton.com dans laquelle l'ancienne secrétaire d'Etat annonce sa candidature.

"Je suis candidate à la présidence", déclare Hillary Clinton dans cette vidéo.

L'annonce a ensuite été faite sur le compte Twitter officiel d'Hillary Clinton, là où les médias du monde entier l'attendaient depuis 18 heures, heure de Paris.

L'ex-Première dame confirme ainsi une candidature attendue depuis plusieurs mois. Elle est à ce stade la seule candidate officielle aux primaires démocrates, et domine largement les sondages.

"Une excellente présidente"

L'ancienne secrétaire d'Etat a d'ores et déjà reçu un coup de pouce opportun du président Barack Obama, qui a déclaré samedi depuis le Panama qu'elle ferait "une excellente présidente". "Elle a été un soutien formidable lors de l'élection présidentielle. Elle a été une secrétaire d'Etat exceptionnelle. C'est mon amie", a déclaré Barack Obama, à l'issue d'un Sommet des Amériques marqué par sa rencontre avec le président cubain Raul Castro.

De son côté, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a salué ce dimanche le "travail formidable" effectué par Hillary Clinton pour réparer les relations des Etats-Unis dans le monde.

La favorite des primaires

Cette fois, le chemin de l'investiture est dégagé. Aucun autre démocrate n'est plus connu, ni plus apprécié qu'elle, à en croire les sondages qui placent Hillary Clinton à environ 60% des intentions de vote des primaires, qui débuteront début 2016. La présidentielle se tiendra quant à elle en novembre 2016.

Si d'autres démocrates se lançaient, ce serait sans réel autre espoir que de faire bonne impression pour être recruté comme colistier. Aucune personnalité d'envergure, comme le vice-président Joe Biden ou la sénatrice Elizabeth Warren, ne s'est déclarée, et seul deux démocrates peu connus (l'ex-gouverneur Martin O'Malley et l'ex-sénateur Jim Webb) semblent décidés à concurrencer Hillary Clinton.

Or les amis de l'ex-secrétaire d'Etat préparent le terrain depuis deux ans. L'organisation indépendante Ready for Hillary a levé plus de 15 millions de dollars pour soutenir sa candidature et identifié 4 millions de sympathisants.

Un CV unique

Le CV d'Hillary Clinton, grand-mère depuis septembre 2014, est à la fois sa force et son talon d'Achille. Sa vie est indissociable du pouvoir: ancienne Première dame, sénatrice et chef de la diplomatie. Alors que ses rivaux républicains ont à peine fait quelques voyages à l'étranger, elle a rencontré des dizaines de présidents, Premiers ministres et rois, et jonglé avec les crises, de la Libye à la Russie. Et, bien sûr, aucun autre candidat n'a vécu pendant huit ans à la Maison Blanche.

Mais cette riche expérience s'accompagne d'erreurs, d'affaires et de scandales, qui ont surgi dès les premières années des Clinton au pouvoir. Les républicains piochent ainsi inlassablement dans la litanie des scandales, de Monica Lewinsky aux attaques de Benghazi, à la récente découverte de la messagerie privée d'Hillary Clinton, pour déclarer que les Américains veulent tourner la page et élire un nouveau visage.

Le candidat républicain Rand Paul a promis dans une interview sibylline des révélations imminentes sur des conflits d'intérêts supposés à la Fondation Clinton et n'hésite pas à parler de la "corruption" des Clinton.

Plusieurs candidatures du côté républicain

En politique étrangère, le bilan des années Obama-Clinton est, selon les républicains, un échec, avec l'émergence de l'organisation Etat islamique, les guerres civiles en Syrie et en Ukraine et le chaos yéménite.

Reprendre le flambeau démocrate sans proposer aux Américains un troisième mandat Obama, représente donc un défi pour Hillary Clinton. Face à elle, le champ républicain est aussi plein que le champ démocrate est vide. Une douzaine d'hommes, et une femme, devraient se disputer l'investiture. Deux se sont déclarés officiellement, les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul. Un troisième devrait le faire lundi à Miami, le sénateur Marco Rubio, d'origine cubaine.

A.S. avec AFP