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Débat présidentiel: quand Trump menace d'envoyer Hillary Clinton en prison

Le candidat républicain s'est montré particulièrement virulent à l'encontre de sa rivale, dimanche, lors du deuxième débat présidentiel, menaçant de l'envoyer en prison s'il était élu.

Dans la tourmente depuis vendredi, Donald Trump s'est montré particulièrement agressif à l'encontre d'Hillary Clinton, dimanche soir, lors du deuxième débat présidentiel. Au point de menacer directement sa rivale. 

Alors qu'il multipliait les angles d'attaques à l'encontre de la candidate démocrate, pointant tour à tour l'affaire de sa messagerie privée, l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, ou encore l'insulte faite à ses électeurs, Donald Trump a lancé: "Si je gagne, je vais donner l'ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu'il n'y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées". 

"Vous seriez en prison"

"Heureusement que quelqu'un comme Donald Trump n'est pas en charge de la justice dans notre pays", a réagi l'ancienne secrétaire d'Etat. Ce à quoi le magnat de l'immobilier a immédiatement rétorqué: "Parce que vous seriez en prison". Une menace accueillie par des applaudissements du public présent à l'université George Washington de Saint-Louis, dans le Missouri, où se déroulait ce débat.

Quelques instants plus tôt, dès le début de leur face-à-face, Donald Trump avait déjà lancé une première salve d'attaques, en évoquant les frasques sexuelles de l'époux de sa rivale, Bill Clinton, qu'il a accusé d'avoir "abusé" des femmes

Vague de critiques

La menace proférée par Donald Trump a soulevé un flot de critiques de la part du camp démocrate, mais aussi au sein du parti républicain. "Les candidats vainqueurs ne menacent pas de mettre des opposants en prison", a ainsi reproché l'ancien porte-parole du président George W. Bush, Ari Fleischer, sur Twitter.

David Frum, l'une des plumes du président Bush, est lui aussi monté au créneau. "Qui accepterait d'être ministre de la Justice d'un président qui pense qu'il peut influencer les poursuites contre ses adversaires politiques?", s'est-il interrogé.

Côté démocrate, Eric Holder, l'ancien ministre de la Justice d'Obama, a mené la charge, qualifiant Trump de "dangereux/inapte".

Adrienne Sigel