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Avant de quitter la Maison Blanche, Trump gracie 73 personnes dont son ex-conseiller Bannon

Stephen Bannon (à droite) a dirigé pendant 4 ans le site d'information vedette de la droite alternative Breitbart avant de rejoindre Donald Trump en août dernier.

Stephen Bannon (à droite) a dirigé pendant 4 ans le site d'information vedette de la droite alternative Breitbart avant de rejoindre Donald Trump en août dernier. - Danny Moloshok - Montage BFM Business

C'est l'une de ses dernières actions en tant que président des États-Unis: Donald Trump a fait largement usage de son pouvoir de grâce avant de passer le relais à Joe Biden.

Pour sa dernière journée à la Maison Blanche, Donald Trump a décidé d'accorder la grâce présidentielle à 73 personnes, dont son ex-conseiller Steve Bannon. À quelques heures de l'investiture de Joe Biden, l'actuel locataire de la Maison Blanche a également commué la peine de 70 autres personnes.

Steve Bannon avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de 2016, avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain. Accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière États-Unis-Mexique, il a donc finalement obtenu la clémence de Donald Trump.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il est connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Selon le New York Times, Donald Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui. La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, d'après le journal.

Pas de grâce pour sa famille

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison

La presse américaine s'était fait ces dernières semaines l'écho de la volonté du président sortant de s'autogracier face aux menaces judiciaires qui pèsent sur lui, de ses déclarations d'impôt à des obstructions pour entraver l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, jusqu'à la récente invasion du Congrès par ses partisans. Donald Trump ne l'a pas fait. La liste ne comporte pas non plus de membres de sa famille.

Ces derniers mois, Donald Trump avait déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches, certains ayant été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

M.D. avec AFP