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Etats-Unis: un porte-avions américain et sa flotte en route vers la péninsule coréenne

Le porte-avions américain Carl Vinson.

Le porte-avions américain Carl Vinson. - MC2 Sean M. Castellano / US NAVY / AFP

Moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne pour punir le régime Assad d'une attaque chimique, les Etats-Unis ont décidé samedi de montrer leurs muscles sur un autre dossier, le nucléaire nord-coréen.

Après la Syrie, la Corée du Nord est-elle la nouvelle cible de Donald Trump? La question se pose ce dimanche matin, alors qu'un porte-avions américain et sa flotte font route vers la péninsule coréenne, moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne, pour punir le régime Assad d'une attaque chimique.

Ce groupe aéro-naval comporte le porte-avions Carl Vinson, de la classe des porte-avions Nimitz, son escadron aérien, deux destroyers lanceurs de missiles et un croiseur lanceur de missiles. Alors qu'il devait initialement aller faire escale en Australie, il a pris la route du Pacifique Ouest depuis Singapour. En confirmant cette information, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique a mentionné la menace nucléaire nord-coréenne. 

"Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d'être à disposition et présent dans l'ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution", a déclaré le commandant Dave Benham à l'AFP.

Cinq tests nucléaires nord-coréens

Le commandant a précisé que "la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite (de ses recherches) en vue de disposer d'armes nucléaires".

La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts suggèrent que le régime de Pyongyang pourrait être en train de préparer un sixième essai. Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait être à même de disposer d'un missile à tête nucléaire capable de frapper le sol américain d'ici moins de deux ans.

Avertissement à Pyongyang et Pékin

Jeudi et vendredi, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont longuement discuté en Floride, à Mar-a-Lago, dans la résidence privée du nouvel hôte de la Maison Blanche, et Trump aurait demandé à son visiteur de faire pression sur Kim Jong-Un pour que celui-ci cesse son programme d'armement nucléaire.

Le président américain a d'ores et déjà menacé le régime de Pyongyang d'une action unilatérale, et cette menace paraît encore plus crédible depuis la frappe ordonnée jeudi soir sur une base aérienne syrienne d'où auraient décollé les avions syriens supposés responsables de l'attaque chimique contre le village de Khan Cheikhoun mardi.

D'après les experts, la frappe américaine contenait d'ailleurs un message clair pour la Corée du Nord et sa principale alliée, la Chine. Samedi la Corée du Nord avait qualifié l'attaque américaine d'"acte d'agression intolérable".

C.V. avec AFP