BFMTV

États-Unis: tensions entre migrants et forces de l'ordre à la frontière mexicaine

500 migrants ont tenté de passer la frontière à Tijuana, dimanche 25 novembre 2018.

500 migrants ont tenté de passer la frontière à Tijuana, dimanche 25 novembre 2018. - Pedro Pardo - AFP

Environ 500 migrants ont tenté de franchir la frontière à Tijuana au Mexique, avant d'être repoussés par les gardes frontaliers américains.

Quelque 500 migrants ont tenté, en vain, de franchir illégalement la frontière américaine à Tijuana, dans le nord-ouest du Mexique, dimanche. Ils ont été repoussés par les forces de l'ordre américaines qui ont brièvement fermé la frontière à San Diego en Californie.

"On est prêt s'il le faut à mourir pour essayer de passer", a confié Mario Lopez, un Hondurien. Comme lui, des centaines de Centraméricains, parmi lesquels des femmes et des enfants, participaient à une manifestation pacifique aux abords de la frontière mexicaine. Ils se sont ensuite dirigés vers la barrière métallique de délimitation et ont tenté d'entrer en force aux États-Unis.

Gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc

Après avoir franchi ce premier obstacle, les migrants ont reçu des gaz lacrymogènes lancés par les forces de l'ordre américaines qui les ont obligés à rebrousser chemin, tandis que des hélicoptères les survolaient à basse altitude. Ils ont finalement regagné le centre sportif où s'entassent environ 5000 migrants de la caravane.

"Quand ils nous ont lancé les gaz lacrymogènes, nous avons eu très peur, on pensait qu'ils allaient nous tirer dessus alors nous nous sommes éloignés", a relaté Flor Jimenez, une Hondurienne de 32 ans. "On nous avait dit que si on passait ils nous donneraient l'asile, parce qu'on serait aux États-Unis", a-t-elle expliqué. "Ils ont utilisé des balles en caoutchouc" s'est aussi plaint un migrant, montrant deux hématomes d'environ 3 centimètres de diamètre sur son ventre.

24 Honduriens interpellés

Le ministère de l'Intérieur mexicain a averti dans un communiqué "qu'il expulsera immédiatement les personnes qui ont participé à ces faits violents". 24 Honduriens ont depuis été placé en détention, selon la mairie de Tijuana, qui précise que quinze Mexicains, ont également été arrêtés, soupçonnés d'avoir tenté d'agresser des migrants. En fin de journée dimanche, des forces anti-émeutes mexicaines ont été déployées en certains points stratégiques de la ville.

Dans la soirée, Donald Trump a commenté les affrontements sur Twitter, en déclarant: "Ce serait très gentil si le Mexique stoppait les migrants de la caravane avant d'arriver à la frontière du sud ou si les pays d'origine ne les laissaient pas partir. (...) Ce sont les Démocrates qui ont créé ce problème. Aucune traversée de frontière !"

E. P avec AFP