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L'Année du Mexique en France définitivement enterrée

Florence Cassez

Florence Cassez - -

PARIS (Reuters) - Les discussions entre Paris et Mexico pour tenter de sauver l'année du Mexique en France n'ont pas abouti, ce qui enterre tout espoir de sauver cette manifestation victime de l'affaire Cassez.

Le Mexique avait suspendu sa participation à cette manifestation culturelle pour protester contre la décision du président Nicolas Sarkozy de la dédier à la Française Florence Cassez, emprisonnée au Mexique.

Mexico s'était déclaré prêt à revoir sa participation si le président français revenait sur sa décision.

Mais le ministère français des Affaires étrangères a déclaré mardi que les discussions de ces derniers jours "afin d'examiner les conditions d'une reprise de l'Année du Mexique en France, suspendue par le gouvernement mexicain" avaient échoué.

"Le gouvernement français constate avec regret que ces discussions n'ont pas abouti", a déclaré le porte parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

L'avocat mexicain de Florence Cassez a annoncé lundi le dépôt, devant la Cour suprême fédérale du Mexique, d'un recours en révision du procès de Florence Cassez.

Il s'agit de la dernière voie de recours interne en droit mexicain pour la Française, condamnée à 60 ans de prison à Mexico pour complicité de séquestrations.

"Comme vous le savez, les autorités françaises estiment que notre compatriote n'a pas eu droit à un procès juste et équitable. Son dossier a été marqué par de nombreuses et importantes irrégularités dont il n'a jamais été tenu compte", a dit Bernard Valero.

Les 360 manifestations de l'année du Mexique en France, devaient se dérouler jusqu'à fin 2011.

Des responsables culturels des deux pays avaient appelé à la fin d'une crise diplomatique qui représente à leurs yeux un gâchis culturel et financier, des dizaines de millions d'euros étant en jeu.

Selon l'Institut français, organisateur de cette manifestation, les commissaires mexicains et français se rencontreront la semaine prochaine à Paris "pour prendre les mesures administratives et financières imposées par une telle situation".

Le retrait de la partie mexicaine a conduit à déprogrammer un grand nombre de manifestations car il revient au pays invité d'assurer et de prendre en charge le transport des oeuvres et des personnes.

L'Institut français "mettra tout en oeuvre pour accompagner au cas par cas les structures organisatrices et les aider à gérer au mieux le démontage, les annulations et, lorsque ce sera possible, le report et la reprogrammation" des 360 manifestations qui avaient été prévues", dit-il, cité par l'Express.