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Colombie: face au virus Zika, les couples priés d'éviter les grossesses

Des moustiques Aedes aegypti, responsable de la transmission du virus Zika.

Des moustiques Aedes aegypti, responsable de la transmission du virus Zika. - Nelson Almeida -AFP

Confrontée à l'expansion du virus Zika, transmis par un moustique, la Colombie a demandé aux couples d'éviter les grossesses, le virus pouvant affecter le foetus.

La Colombie prend le problème "Zika" à bras le corps. Le gouvernement colombien a demandé aux couples vivant dans le pays d'éviter les grossesses dans les prochains mois, à cause de la propagation du virus Zika, susceptible d'entraîner des malformations congénitales.

Phase d'expansion de l'épidémie

"Nous recommandons à tous les couples habitant le territoire national d'éviter les grossesses" pendant la phase actuelle de propagation du virus, "qui pourrait courir jusqu'au mois de juillet 2016", a ainsi annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué. "On considère que le pays se trouve dans une phase de propagation de l'infection par le virus Zika (ZIKV), c'est-à-dire une expansion de l'épidémie", précise le ministère.

Dans ce communiqué daté du 7 janvier, le ministère a recommandé à toute femme enceinte vivant dans une zone située à au moins 2.200 mètres d'altitude de s'abstenir de voyager au moins jusqu'à juillet 2016 dans des zones de plus basse altitude, où le risque de contracter la maladie est plus élevé.

Nombreux cas chez les femmes enceintes

Le virus Zika, qui provoque de la fièvre, des éruptions cutanées et des douleurs à la tête ainsi que des articulations, est transmis par le moustique Aedes aegypti, également porteur de la dengue et du chikungunya. La Colombie a répertorié plus de 11.000 cas confirmés du virus Zika, transmis par le moustique, et près de 2.000 cas suspects, la majorité dans les Caraïbes, selon un rapport de l'Institut national de la Santé (INS).

Nombre de ces cas sont des femmes enceintes -459 confirmés et 101 suspects- chez lesquelles ce virus peut affecter le foetus et entraîner des malformations congénitales, voire la mort.

Au Brésil, plus de 3.500 cas de microcéphalie, une malformation rare du cerveau, ont été documentés entre octobre et janvier, au moment où l'épidémie de Zika se répandait. Des analyses ont permis d'affirmer que dans quatre de ces cas, les foetus avaient développé la malformation au cours de la grossesse en raison du virus. Les Etats-Unis ont appelé vendredi les femmes enceintes à éviter de se rendre en Colombie et dans 13 autres pays d'Amérique latine et des Caraïbes touchés par l'épidémie de Zika.

A.S. avec AFP