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Colombie: 31 enfants brulés vifs, le chauffeur de l'autocar arrêté

Les corps des enfants sont recouverts après un accident de car en Colombie le 18 mai 2014.

Les corps des enfants sont recouverts après un accident de car en Colombie le 18 mai 2014. - -

Le véhicule a explosé dans la province de Magdalena. Les enfants revenaient d'une cérémonie religieuse. En plus de 31 victimes, on compte de nombreux blessés.

Trente-et-un enfants sont morts brûlés vifs et 24 autres, plus un adulte, ont été grièvement blessés dimanche dans l'incendie d'un car en Colombie. Selon les premiers éléments, le véhicule a explosé avant de s'embraser. Le chauffeur, qui avait pris la fuite après le drame, a été interpellé lundi.

Il était environ midi et les enfants revenaient d'une cérémonie religieuse dans la petite localité de Fundacion, dans le nord du pays. "Il s'agit de paroissiens de l'Eglise pentecôtiste", a précisé le président colombien Juan Manuel Santos.

Le chauffeur "placé en détention"

Le conducteur, introuvable après l'accident, "s'est lui-même rendu aux autorités", a déclaré lundi un porte-parole de la police de Magdalena, la province où s'est produit le drame. Après l'accident, les habitants en colère avaient jeté des pierres sur son domicile et étaient eux-mêmes partis à sa recherche.

L'homme a été place en détention provisoire "le temps de déterminer sa responsabilité", a indiqué la même source. Les enquêteurs attendent ses "explications". Parmi les pistes, ils étudient la possibilité que le chauffeur ait utilisé un bidon d'essence acheté en contrebande pour faire le plein du véhicule. Un procédé dangereux qui aurait conduit à l'explosion.

D'autres versions font état d'un défaut mécanique à l'origine de l'accident du car, qui n'était pas en règle sur l'assurance et le contrôle technique.

Des blessés "dans un état critique"

Le bilan du drame pourrait encore s'alourdir. "Les blessés souffrent de brûlures au deuxième ou au troisième degré, et beaucoup se trouvent encore dans un état critique", a indiqué la Croix-Rouge. Ils ont été pris en charge dans des hôpitaux de la région.

A. G. et M. T. avec AFP