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Mondial 2014: Dilma Roussef assure que "le Brésil est prêt"

Dilma Roussef à Brasilia, le 5 juin 2014.

Dilma Roussef à Brasilia, le 5 juin 2014. - -

Dans une allocution télévisée, mardi soir, la présidente brésilienne a assuré que le Brésil est prêt à accueillir le Mondial de football, dont le lancement est prévu ce jeudi, et ce alors que les ouvriers s'activent encore pour finir certains stades.

Le Brésil est bel et bien prêt pour la Coupe du monde, "sur et en-dehors des terrains". C'est ce qu'à affirmé la présidente brésilienne Dilma Rousseff, mardi soir, défendant l'organisation controversée du Mondial 2014 qui débute jeudi. Dans une allocution radio-télévisée à la nation, Dilma Rousseff a souhaité la bienvenue aux supporteurs du monde entier en leur disant que le Brésil les attend "les bras ouverts", comme le Christ Rédempteur qui domine la baie de Rio de Janeiro.

Plaidoyer sur les bienfaits du Mondial

"Le Brésil a surmonté les principaux obstacles et il est prêt sur et en dehors des terrains", a déclaré Dilma Rousseff. La présidente brésilienne, candidate à sa réélection en octobre prochain, s'est lancée dans un plaidoyer sur les bienfaits du Mondial pour le pays. "Nous avons construit, amélioré des aéroports, des ports, des avenues, des ponts, des voies d'accès, des lignes de transport rapides et nous l'avons fait en premier lieu pour les Brésiliens", a-t-elle dit.

Ces réalisations "ne partiront pas dans les valises des touristes après le Mondial. Elles resteront ici, bénéficiant à tous les Brésiliens. La Coupe dure à peine un mois (du 12 juin au 13 juillet, NDLR), mais les bénéfices resteront toute la vie", a-t-elle poursuivi.

Minimisation des dépenses record

La présidente brésilienne s'est efforcée de minimiser le fardeau des 11 milliards de dollars (8 milliards d'euros) investis dans la préparation du Mondial, dont un tiers dans la construction ou la rénovation des stades. Les Brésiliens avaient massivement protesté en juin 2013 contre ces dépenses, pour réclamer à leur place des investissements dans des services publics de base très déficients comme les transports, la santé et l'éducation.

"Depuis 2010, quand nous avons commencé à construire les stades, le gouvernement fédéral, les Etats fédérés et les municipalités ont investi 1,7 trillon de réais (environ 560 milliards d'euros) en éducation et santé", a-t-elle martelé.

La présidente brésilienne a lancé un message appuyé de bienvenue aux quelque 600.000 supporteurs étrangers attendus dans le pays et invité les Brésiliens à les accueillir "chaleureusement". "Amis du monde entier, venez en paix!, a-t-elle lancé. Le Brésil, comme le Christ Rédempteur (qui surplombe la baie de Rio de Janeiro, NDLR), a les bras ouverts pour vous accueillir tous".

A.S. avec AFP